TSFT #1 - APPELS + ORANJES  (REPRISES) posté le jeudi 26 janvier 2012 23:45


On peut chercher différentes choses dans les blogs musicaux: grands classiques, dernières nouveautés, disques confidentiels ou manière originale d'en parler... Ce que j'apprécie le plus est de découvrir quelqu'un à travers la musique qu'il écoute. Pourquoi telle personne a-t-elle mis tel disque en avant, quel est son passé avec cette musique, quelle histoire le lie avec cet album? Là où les journaux musicaux cultivent l'illusion de l'objectivité, le bon blogueur musical fait de sa subjectivité (voire de sa mauvaise foi) un atout pour entrer en résonnance avec le lecteur, ou au contraire le rebuter, mais en tout cas ouvrir le dialogue.  Voilà pourquoi j’ai tout de suite accroché à la rubrique Mes Disques à Moi (et rien qu’à moi) où Thom se lance semaine après semaine et par ordre alphabétique dans la chronique des 100 disques qui ont le plus compté pour lui, de 1.Outside (David Bowie) à Zombie Birdhouse (Iggy Pop). Le fait que ces chroniques soient parmi les mieux écrites du net, et que nous ayons pas mal de Disque à Nous (et rien qu’à nous) en commun a évidemment beaucoup joué dans mon attachement à cette rubrique, qui vient de s’achever après 4 années de bons et loyaux services. En guise d’hommage, et sur une idée de Guic the Old, autre admirateur de la rubrique, j’ai décidé de reprendre un titre tiré de dix Disques à Lui (et rien qu’à lui), et d’en faire un album intitulé Ten Songs For Thom. En voici le premier extrait, les autres suivront suivant le temps que je peux y consacrer…


Blog de blinkinglights : blinkinglights, TSFT #1 - APPELS + ORANJES


On commence avec un album dont j'ai déjà repris plusieurs titres, ADORE des Smashing Pumpkins. Pour que ce soit un peu fun, je m'attaquerai à des morceaux que je n'ai pas encore repris, donc exit "To Sheila" ou "Ava Adore", voici ma version de "Appels + Oranjes".

 

 
Ma reprise:

"Appels + Oranjes" de SMASHING PUMPKINS, sur l'album Adore. Paroles et Musique Billy Corgan. MCA Music LTD/Cinderful Music.

+ un petit medley pour les connaisseurs....

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Les MARQUISES - Jeudi 19 Janvier 2012 - Kraspek Myzik - LYON  (CONCERT) posté le vendredi 20 janvier 2012 18:44

Blog de blinkinglights :blinkinglights, Les MARQUISES - Jeudi 19 Janvier 2012 - Kraspek Myzik - LYON

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Notre deuxième maquette enfin achevée, il est temps pour Hello Darkness de refaire quelques concerts, et donc de démarcher différents lieux susceptibles de nous accueillir, lieux incroyablement peu nombreux pour une grande ville comme Lyon. Nous devions passer  au Kraspek Myzik nous présenter et étudier la configuration de la salle, autant faire d’une pierre deux coup en y allant pour un bon concert, en l’occurrence celui des Marquises. Si l’album Lost Lost Lost m’avait séduit, sans forcément me bouleverser, les videos live entrevues chez mes amis de Next m’avaient plutôt laissées sceptique, et je me demandais si cette musique construite en home studio avait un intérêt à être interprétée sur scène. Une question légitime, puisque Jean Sébastien Nouveau, compositeur et interprète principal des Marquises, m’avoua avoir longtemps hésité à donner des concerts, ce qu’il n’avait pas du tout envisagé au départ.


Je rentre avec Damien dans le bar associatif : la scène est minuscule, à se demander comment un batteur va pouvoir officier correctement, mais le lieu est très agréable et chaleureux. Une bière à la main, nous écoutons tranquillement Paloma, un gars qui joue sur de classieuses guitares anciennes un folk qui va bien avec sa barbe. Il accompagne ses beaux arpèges d’un chant hasardeux, mais sa voix a la gravité et la profondeur qui sied aux compositions, l’inscrivant dans la lignée des descendants de Bill Callahan. Les pauses accordage entre les chansons sont un peu longuettes, mais l’homme (qu’on a du mal à appeler Paloma) semble rompu à l’exercice et comble l’attente de petits discours cyniques. S’il nous explique avoir tenté de contrer l’aspect triste d’un morceau en y ajoutant des accords majeurs et des plans jazzy, la totalité du set est mélancolique : un concert plaisant même s’il manquait un peu d’originalité pour que Paloma se démarque des multiples artistes du genre. Christian Quermalet viendra prêter main forte à l’artiste sur les deux derniers morceaux, pour un final plus rythmé et intensif.


Christian Quermalet, ex batteur des Married Monk (un groupe que je n’ai jamais écouté), a rejoint Jean Sébastien Nouveau pour la tournée des Marquises. Et il a répété sur ma batterie ! (enfin, la ruine qui me servait de batterie) Tout le monde s’en fout, mais moi ca me fait bizarre d’avoir le numéro d’un gars dont j’ai adoré la collaboration avec Yann Tiersen (le superbe EP Tout est Calme) et que j’ai écouté admiratif chanter « les Jours Tristes » sur la scène de l’amphithéâtre de Fourvière.


Bref les Marquises se sont installés (imbriqués ?) sur la scène du Kraspek : voilà qui doit les changer de celle du Transbordeur, où ils ont fait la première partie d’Ana Calvi. Jean Sébastien est assis devant ses claviers, son frère Julien est appuyé contre un mur avec sa basse devant d’autres claviers et appareils et un trompettiste très baraqué s’est mis debout derrière JS. Quant à Damien et moi, nous nous sommes assis juste devant la scène. Le groupe et le public, une grosse cinquantaine de personne remplissant le petit bar, attendent Christian Quermalet qui se faufile enfin au milieu de tout le monde pour rejoindre sa batterie et sa collection de balais et baguettes en tout genre. Comme sur l’album, c’est « Only ghosts » qui lance la machine d’un concert beaucoup plus rythmé que ce que j’attendais. Les morceaux, assez longs, naissent ou renaissent dans un brouillard de notes expérimentales, chaque membre du groupe y participant, parfois au moyen d’instruments improbables, magnétophones, kazoo, ou clefs tapées sur une table. Puis un rythme se met en place, et du brouillard émerge un titre hypnotique, adjectif que j’avais utilisé pour chroniquer le disque mais qui prend ici tout son sens. Les Marquises parviennent à amener leur auditoire dans cet espace étrange situé entre rêve et réalité, où l’esprit brusquement décroche du concret et s’évade. Les glorieux noms du sticker apposé sur le disque sont plutôt judicieux : Can pour la batterie répétitive, Third Eye Foundation pour les territoires dessinés, Robert Wyatt pour la délicatesse des claviers et de la voix… Le trompettiste vient enrichir l’ensemble de ses envolées d’autant plus savoureuses qu’elles sont ponctuelles, et apporte parfois son soutien au chant ou au tambour. Le moment le plus intense du concert est le bien nommé « Comme nous brulons », dans une version prolongée où les quatre gars entrent presque en transe (j’en étais aussi), soutenant par des percussions violentes le jeu infernal de Christian Quermalet. A vrai dire, cela fait alors bien longtemps que nos doutes sur la retranscription scénique de Lost Lost Lost se sont envolés, mais on s’aperçoit alors que le concert est tout simplement énorme. La timidité et le trac de Jean Sébastien, qu’on ressentait plus qu’on ne voyait en début de concert, ne sont qu’un lointain souvenir… La totalité de l’album est interprété, et le concert se termine après un excellent morceau inédit joué en rappel : le temps est passé à une vitesse folle. Le public, qui semble conquis, reprend peu à peu pied avec la réalité alors que les lumières se rallument et que les membres du groupe le rejoignent tranquillement.


Après avoir salué Damien, aussi enthousiaste que moi, j’ai une discussion sympathique avec Jean Sébastien et Cédric, l’un des programmateurs de l’indispensable Epicerie Moderne (quelques noms savoureux sont lâchés…) Je souhaitais parler un peu batterie avec Christian, mais celui-ci est bien trop occupé à programmer la playlist de la soirée pour m’accorder la moindre importance. Pas de quoi gâcher cette très bonne soirée d’autant que je choppe le dernier metro, celui avec plein de gens bourrés dedans, et que moi, avantage du vieil âge, je ne suis pas du tout bourré….


 

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J'ai fait un concert.....  (Musical Games & Miscellanous...) posté le mercredi 18 janvier 2012 16:58

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J’essaye de ne pas trop faire d’article avec juste une video attachée, parce que ca présente peu d’intérêt, mais je vais faire une exception pour une série que je découvre cette semaine.  J’ai un peu de retard vous me direz, puisque BREF, diffusé sur Canal +, fait un tabac et a tellement buzzé que c’en est même parvenu à mes oreilles. Dans un rare moment de désœuvrement, j’ai donc jeté un œil et c’est vrai que la plupart du temps, c’est assez drôle. L’épisode « je suis comme tout le monde » est notamment un petit bijou (1). A voir aussi l’épisode « je suis comme Xavier »…

 

Mais l’extrait criant de vérité que je voulais partager est le « j’ai fait un concert », si crédible (en particulier le patron de bar) que le scénariste a forcément un jour vécu ca….

 

 

 

Ah, ca fait des souvenirs ! (sauf pour mon frère qui a préféré faire un triomphe dès le premier concert de son groupe. Pffffffff….)

 

(1) point commun avec cette page de l’excellent Boulet, l’enfilage de housse de couette, science à laquelle m’initie ma femme en vain depuis qu’on est ensemble…

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RUBBER SOUL  (BEATLES Beginner's Challenge 2011) posté le lundi 16 janvier 2012 16:24

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On l’a vu précédemment, avec les Beatles il vaut mieux se méfier des impressions (bonnes ou mauvaises) laissées par la pochette. Celle-ci, après coup, est cependant bien représentative de Rubber Soul. D’abord, c’est la première qui est légèrement déséquilibrée au profit d’un des quatre gars : John Lennon, bien au centre, nous regarde, un léger sourire aux lèvres. Les trois autres ont le regard absent et la mine grave. On ne sait ce qu’il en sera par la suite, mais John a clairement pris la main sur Rubber Soul, et, comme Wiki nous l’a appris, c’est lui qui a initié l’apparition du folk sur Help !, admiratif qu’il était du songwritting de Bob Dylan. Ensuite, c’est une pochette qui est d’un coté très harmonieuse, novatrice, étudiée  et de l’autre tristounette (un peu fatigués, nos anglais ?). Une ambivalence que j’ai fortement ressentie à l’écoute du disque, beaucoup moins immédiat que son prédécesseur, et qui se retrouve même dans son intitulé.

Rubber. Un truc un peu mou, comme ces lettres orange qui coulent sur la pochette. C’est ce qui m’a d’abord sauté aux oreilles lors des premières écoutes, la majorité de mid ou lent tempos des compositions (à croire qu’à l’époque les Beatles avaient découvert la MarieJeanne). Où sont passé l’énergie de « I’ve just seen a Face », ou les riffs incroyables à la « Ticket to Ride ? ». A la place la mollesse de « You won’t see me » sur fond de  la-la-la  guimauve, et des chansons gentillettes comme « Norwegian Wood ».

Soul. L’âme des Beatles, elle est bien sur omniprésente, on la retrouve sur les jolies mélodies de guitare de « What goes on », sur le chant émouvant de « Girl », sur le très bon refrain de « Wait », au détour de chaque morceau qu’on eut cru mineur lors d’une écoute superficielle.

Au final, on ne retiendra d’évident que le célèbre single « Drive my car » (surtout porté par le chant et le piano du refrain) et la très émouvante ballade « In my Life ». Pour le reste, impossible de savoir sur quel pied danser, et l’ensemble des chansons de Rubber Soul eut pu figurer dans la case session de rattrapage.   C’est « Norvegian Wood », un truc mignon mais qui intègre pour la première fois un sitar (une idée à la fois bonne et novatrice). C’est « the Word », très classique mais au changement de rythme intéressant et à la partie de basse excellente. C’est « If i needed someone », avec ses belles mélodies de guitares et ses trois voix très techniques, mais qui est un peu chiante quand même… C’est surtout « Michelle », cette scie imparable mais qui donne l’impression, quand on l’écoute, d’avoir pris un sacré coup de vieux.

Quant au grand classique « Nowhere man », qu’on me permette de ne pas m’extasier. Si c’est sans doute le premier titre des Beatles qui ne parle pas d’amuuur, et qui permet donc au Beatlemaniaque de se lancer enfin dans son activité favorite, à savoir surinterpréter tout les textes de son groupe fétiche,  on est assez loin de Dylan (1)… c’est quand même l’histoire d’un mec inconnu qui s’emmerde à cent sous de l’heure dans un lieu inconnu ; ajoutez à ca les sha la la de rigueur et le tempo caoutchouc et on n’en retiendra que les belles harmonies vocales…

« Think for yourself », affirme un des titres. Rubber Soul est l’album de l’émancipation des Beatles, il enterre définitivement la première période (dite Boys Band) du groupe. Les Beatles ne font plus de reprises, et bientôt ils arrêteront les concerts. De ce coté, je comprends la place importante qu’il occupe dans la discographie du groupe et l’intérêt qu’il a suscité à sa sortie. D’un autre coté, les Beatles ont coupé avec leurs racines, mais n’ont pas encore trouvé tout à fait leur nouvelle voie,  un entre deux que j’ai ressenti à l’écoute de cet album (et si c’était ca, finalement, la signification de « Nowhere Man » ?). Le fait est qu’ils n’ont eut qu’extrêmement peu de temps pour enregistrer le disque, allant jusqu’à récupérer d’anciennes compositions écartées de Help ! pour compléter Rubber Soul. Difficile dans ces conditions de réaliser un album parfait (2)…

 

(1)   et, là, je suis obligé de rajouter en aparte : heureusement ! un jour il faudra que je l’écrive, cet article qui proclame combien Dylan m’emmerde. Que ses textes soit excellents, peut être, mais ses compositions m’ont rarement donné envie de m’y intéresser. Les chansons des Beatles auront toujours l’avantage de la mélodie et de la concision. Sans doute faudra t il compter avec mon indifférence totale pour les chanteurs à textes dans la suite de ce Beatles Challenge…. 

 

(2)   bien sur  le résultat reste remarquable pour un petit mois de réalisation. Mais ca, l’auditeur du 21eme siècle n’en a cure…

 

Qualifiés d’office: « Drive my Car », « In my Life »

 

Session de rattrapage: sélection extrêmement difficile, au final j’ai gardé les titres qui me sont restés en tête pendant la semaine suivant la rédaction de l’article (« the Word » a notamment été remplacé par « Nowhere Man » qui a un pouvoir de sifflotage assez incroyable). La sélection donc : « Nowhere Man », « Girl », « Wait ». et « I’m looking through you » aussi, finalement…

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SMASHING PUMPKINS, a Vinyle Collection  (Art Works) posté le jeudi 12 janvier 2012 21:51

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A l'occasion de la rééditions des  deux premiers disques des SMASHING PUMPKINS, Gish et Siamese Dream, retour sur l'Artwork déployé par le groupe tout au long de leur discographie. Un univers bien marqué à chaque disque, toujours très étudié et en rapport avec la musique et les textes de Billy Corgan, contribuant fortement à l'attachement d'un public majoritairement adolescent au groupe.

 

GISH - 1991 - disque mi grunge mi rock psyché, ce qu'on retrouve dans le look du groupe, avec chemises improbables et colfichets en tout genre (bibelots religieux ou profanes exposés autour du cou ou sur la pochette). Seule période un peu naive où le groupe n'est pas écrasé par son leader, ce qu'on voit sur un artwork assez "dipersé": bracelet de d'Arcy sur la pochette, photo du chien de James à l'intérieur, icone familiale de Billy au dos. Pas de différence entre le CD et le vinyle.

 

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Pas grand chose d'intéressant dans la réédition, quelques cartes postales avec de vieilles photos des membres du groupe, et quelques photos du groupe à ses débuts (en voici une ci dessous).

 

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 SIAMESE DREAM - 1993 - On entre dans la période "reverie" des Smashing Pumpkins, avec références constantes à la Lune, aux Etoiles, aux Anges etc... (voir les titres "Cherub Rock", "Luna", "Starla" par exemple). La pochette, assez jolie et bien trouvée, présente ainsi deux petites filles déguisées en anges qui sont accolées telles des soeurs siamoises pour faire référence au titre de l'album. A noter aussi un beau lettrage, un détail souvent soigné sur les disques des Pumpkins, et qui a marqué ma propre écriture. 

 

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Peu de différences entre le CD et le vinyle, qui présente dans sa pochette intérieure l'ensemble des pages du livret du CD (qui sont reprises en cartes postales dans la réédition). Ce sont des photos familiales de Billy Corgan sur lesquelles il a écrit les paroles des chansons et crayonné des couleurs. l'ensemble a un coté nostalgique et enfantin qui sied bien aux textes et à l'ambiance de Siamese Dream.

 

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La seule photo du livret CD qui n'apparait pas dans le vinyle, toujours dans le thème. est ce Billy Corgan enfant, déjà dans la lune ?

 

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Là non plus rien d'exceptionnel dans l'artwork de la réédition, on retrouve plusieurs photos des petits anges posant pour la session de la pochette. Celle ci dessous est vraiment sympa. Anecdote qui ressemble à une légende incroyable, mais qui est semble-t-il véridique: cette petite fille au regard noir s'appelle Nicole Fiorentino et est aujourd'hui... bassiste des Smashing Pumpkins !!

 

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PISCES ISCARIOT - 1994 - Artwork bizarroide pour cette excellente compilation de B-Sides et inédits. But du jeu? deviner ce qui a été pris en photo de trop près... Trois artworks différents suivant le support; présentées ci dessous les trois pochettes: sur celle du CD, on finit par deviner un visage en gros plan. Pochette vinyle, on croit voir une main saisir un bras, mais derrière il y a aussi un visage donc c'est un peu le bordel... Et la cassette (support qui vivait ses dernières heures) se voit illustrée par un objet non volant non identifié...

 

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Pochette intérieure du vinyle: les explications allambiquées de Corgan sur les morceaux, tapées à la machine. Les 4 pages du livret CD sont regroupées sur le vinyle, qui est d'un jaune inhabituel. Les autres photos du livret CD ne sont pas sur le Vinyle.

 

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Verso du vinyle: on pourrait croire à un pouce déformé, mais c'est sans doute une perruche...

 

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MELLON COLLIE AND THE INFINITE SADNESS - 1995 - le groupe, qui est au premier plan grace à Siamese Dream, peut se permettre un artwork très riche. On reste dans le domaine de la reverie, du voyage, de l'enfance, de l'espace. Ce thème sera à son paroxysme sur le très beau clip de "Tonight Tonight", en forme d'hommage à Georges Melies. La pochette, romantique et, illustrant plutot bien le titre à rallonge du disque, est inspirée par deux tableaux, Sainte Catherine d'Alexandrie de Raphael et Fidelity de Greuze. Cette pochette est commune aux divers supports, le triple vinyle (qui est magnifique) présentant juste un numéro d'édition. Le lettrage est cette fois encore superbe.

 

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La version CD est séparée en deux disques intitulés Dawn to Dusk (le soleil qui rit) et Twilight to Starlight (le soleil qui pleure). La version Vinyle est séparée en 6 faces (Dawn, Tea Time, Dusk, Twilight, Midnight, Starlight) avec un ordre de chansons remanié pour l'occasion (et que je trouve très pertinent), et deux morceaux inédits sur la dernière face. Les vinyles sont illustrés sur chaque face d'un soleil qui rit ou qui pleure (rouge, bleu et jaune).

 

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La page de couverture du livret du vinyle, avec une illustration originale qu'on ne retrouve que dans l'édition américaine du CD, qui a deux livrets (un pour les images, l'autre pour les textes).

 

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Chaque chanson est illustrée par un petit symbole (de style gravure à l'ancienne), un concept qui m'avait beaucoup plu. On y retrouve les thèmes du disque, la mort, le temps, l'amour etc... Ces symboles sont tous présentés sur la partie gauche de la pochette intérieure du vinyle.

 

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Les pages du vinyle et du CD sont similaires, avec ces dessins étranges détournant l'imagerie des livres pour enfant dans des scènes hallucinées, et relativement violentes par moments...

 

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L'illustration (style gravure à l'ancienne) qu'on ne trouve que sur la version CD (sous le CD). une deuxième du meme style ne se voit que sur la version CD Américaine.

 

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Après la sortie de Mellon Collie and the Infinite Sadness, une personne va entrer dans la sphère des Smashing Pumpkins et marquer de son empreinte l'artwork des travaux du groupe. Il s'agit de la photographe Yelena Yemchuck, qui sera la compagne de Bily Corgan jusqu'en 2004 (je ne sais si elle a rencontré Corgan parce qu'elle bossait pour les Pumpkins ou si c'est l'inverse). Yemchuck transformera completement l'imagerie du groupe, abandonnant les références oniriques et enfantines pour un travail sombre, souvent gothique, et parfois sensuel. Sa première "apparition" est sur le single "Zero", dont elle réalise le clip bien marquant et la pochette ci dessous, l'une de mes préférées (d'autant qu'elle colle parfaitement à l'EP).

 

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Yelena Yemchuck signe aussi toutes les photos du livret du coffret the Aeroplane Flies High. Le travail est plus conventionnel, ce sont des photos en noir et blanc des membres du groupe dans leur vie quotidienne ou leur tournée (ce qui est à l'époque souvent la meme chose). Photos classiques mais belles, et qui tranchent avec celles parues précédemment.

 

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ADORE - 1998 - Yelena Yemchuck signe ce qui est sans aucun doute le plus bel artwork des Smashing Pumpkins. Ses sobres photos, toujours noir et blanc, illustrent à merveille cet album empreint d'une gravité nouvelle. La photo de couverture du Vinyle est cependant en couleur, contrairement à celle qui illustre le CD.

 

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Le Vinyle comporte un titre en moins ("17", qui dure 17 secondes). C'est un 3 faces (une originalité à laquelle il faudra d'ailleurs que je consacre un article) qui ne présente malheureusement pas le beau livret du CD. Seul avantage, avoir en grand format cette photo à l'intérieur de la pochette qui est ma favorite du groupe.

 

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Le livret du CD présente des photos mélancoliques de Yumchuck, dont des portraits des membres du groupe. Le talent de la photographe s'y exprime particulièrement, car il n'ont jamais semblés si beaux...

 

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Les textes des chansons sont présentés dans diverses polices de caractère, touche finale d'un artwork réussi.

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MACHINA/THE MACHINES OF GOD - 2000 - Les Pumpkins retrouvent une certaine grandiloquence mise relativement entre parenthèse sur le disque précédent. Cela se ressent sur le titre, le concept et l'artwork de l'album, plus chargé et symbolique que jamais.

 

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Le Vinyle a un titre inédit par rapport au CD ("Speed Kills"), l'artwork diffère peu mais le principe étant de simuler un livre ésotérique ancien, cela fonctionne bien mieux sur le livret grand format collé à l'intérieur du Vinyle.

 

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L'artwork consiste en une série de tableaux allambiqués. Les fans se sont régalés à créér une histoire à partir de ces tableaux, y relevant moultes allusions à l'histoire du groupe.

 

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Au centre du vinyle, deux feuilles calque (très joli effet) sur lesquelles figurent un extrait de l'histoire (incompréhensible) rédigée par Corgan, résumant le concept du disque.

 

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Le livret du CD présente un autre extrait de cette histoire intitulée Glass and the Machines of God.

 

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L'avantage du livret CD est qu'il fait figurer les paroles des chansons, dans un lettrage et une mise en forme originaux.

 

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Comme pour la musique, on jettera un voile pudique sur l'artwork de la suite des aventures de Billy Corgan...


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