Ce matin, je suis d’humeur méchante : ma fille a mal au ventre et j’ai pas beaucoup dormi. Et voilà que je tombe pile sur un lien vers un concours dont le thème m’a beaucoup plu : descendre en une critique lapidaire un disque de légende, pour se marrer et aussi parce que les disques de légende sont souvent surcotés et le produit d’un habile mélange de marketing et de snobisme. Je me suis délecté des diverses chroniques déjà vomies dans le cadre de ce concours, et comptait charger un groupe que j’adore, les Who, qui a commis l’opéra rock le plus tartuffe de tout les temps, mais à ma grande déception, « Tommy » avait déjà été enterré en deux phrases par un malotru qui s’est permit de lapider l’ensemble du rock dans un article génial. Finalement, je me rabat sur ce qui est peut être l’album le plus surcoté de tout les temps, et qui il me semble a même été cité comme incritiquable dans le cadre de ce méchant concours. Ben non, je suis désolé, je n’épargnerai pas ce monument vulgaire qui fut à l’origine de la plus vaste récupération commerciale tirée d’un mouvement musical, je veux parler du grunge, qui dans sa plus méprisable apogée voyait des jeunes filles de bonne famille se moquer de tout ceux qui avaient la ringardise de porter des jeans non troués. Tout parti d’un divorce, et on a raison de dire que les conséquences d’un mariage raté peuvent être dévastatrices, car apparemment pour cette raison que le jeune Kurt Cobain se senti désespéré au point de fonder un groupe pour faire du bruit, alors même qu’il ne maîtrisait visiblement que quelques maigres accords basiques sur sa pauvre gratte, et qu’il n’avait aucune idée du bon fonctionnement d’un ampli. Ayant trouvé des loosers qui n’avaient pas de copine parce qu’ils ne se lavaient jamais les dents, il choisi ceux qui avaient un piètre niveau musical (et le batteur parce qu’il avait un garage, faut quand même pas déranger les voisins) pour fonder son groupe, auquel il donne le nom Nirvana, tellement pourri qu’il avait déjà été pris par un combo post hippie quasi inconnu. Nirvana sort un premier album, porté par le single « Love Buzz », reprise d’un groupe naze dont j’ai oublié le nom, ce qui en dit long sur l’inspiration des quatre gusses. Paradoxalement, Bleach est sûrement à la fois l’album le moins vendu et le moins mauvais de Nirvana, puisque c’est le seul paru avant la bouse fripée qui nous occupe, un Nevermind au titre bien mensonger, contrairement au single qui inonda les radios en cette triste année 1991, le « Smell like Teen Spirit » dont plus personne aujourd’hui ne supporte l’écoute intégrale. « i feel stupid, and contagious », quelles prophétiques paroles, quand on pense à la myriade de pseudo faiseurs de bruits qui poussèrent sur le terreau sentant l’adolescent (qui ne se lave jamais) de ce simple, dont le refrain est un sommet d’écriture (il s’agissait de trouver un maximum de mots se terminant par o). Voici l’unique morceau à ma connaissance proposant un solo de 2 notes. Et c’est heureux, quand on entend en grimaçant les pauvres tentatives des titres suivants : quand on pense que les Pixies, qui sont les véritables fondateurs du rock moderne, et non pas les imposteurs ici décrits, avaient définitivement prouvé que le solo de guitare était ringard, et que cet abruti de Kurt qui les cite pourtant en influence sans avoir réussi à pondre un seul titre digne de la plus mauvaise blague des lutins, essaye malgré ses faibles moyens d’en produire à chaque chanson, on aurait envie de pleurer. Des trois morceaux suivants, construits sur le même schéma (ben ouais, on va pas se faire chier quand même), « Come As You Are » est sans doute le pire, avec sa misérable ligne de basse que des générations d’apprentis casse bonbon s’évertuerons à reproduire sur une guitare sèche pour avoir l’air cool auprès de nanas sourdes, alors qu’à l’époque un « Where is my mind ? » de bonne facture n’appelait comme commentaire qu’un haussement d’épaule et un « tu connaitrais pas plutôt un Nirvana, ils sont trop cool ! ». Laissons « Lithium », que malgré ma mauvaise foi je n’arrive pas à prendre en défaut (quoiqu’un refrain uniquement composé de Yeah prouve la qualité incroyable d’écriture du sieur Cobain), pour rester dans le registre de la gratte acoustique et du pitoyable « Polly ». Comment, tout ça parce que toute la première partie de Nevermind est constituée de bruit indigeste, il suffit à Kurt de gratter les quatre accords les plus rabachés de l’histoire du rock de manière audible pour qu’on qualifie sa chanson de géniale et d’inspirée ? Bon sang, mais n’importe qui est génial dans ce cas là, même Mickey 3D ! Tellement content du résultat, le groupe aura le culot de placer ce titre sur 4 de leurs 6 albums, un record en la matière ! Comme frustrés de bruit, Nirvana s’en donne à cœur joie en beuglant sur trois accords pour un « pipis territoriaux » qui heureusement pour nos oreilles ne dure que 2 mn. Pour la suite, l’album s’enfonce dans les profondeurs de l’ennui et de l’inutilité, jusqu’à atteindre un « On a Plain » tellement mal composé que même les fans ultimes de l’album le zappaient à l’époque. Si le final « Something in the way » ne brille pas non plus par une recherche créatrice poussée, il a au moins le mérite de nous apaiser, voir d’enfin nous permettre de sombrer dans un sommeil qui malgré notre ennui se refusait à nous, à cause des « solos » de l’autre dépressif. Malheureusement, Nirvana portait le sadisme à un degré ultime en étant les inventeurs du titre caché : tout à ton sommeil réparateur et à ta joie de voir le supplice enfin achevé, tu ne t’aperçois pas que le disque tourne encore. Et quand les premières notes de « Endless, Nameless » retentissent, il est trop tard. Tu es réveillé et tu assistes, impuissant, à la preuve ultime de l’incompétence complète du trio (ah oui, j’avais oublié, maintenant ils ne sont plus que trois à nous assommer) : on comprend qu’ils aient voulu cacher ce massacre. Le pire, c’est qu’une fois de plus tous les blaireaux prirent cela pour du génie et qu’aujourd’hui, on cherche les disques sans chanson cachée… Après cet album, la face du monde changea, les journalistes, producteurs, vendeurs de fringues et autres vautours putassiers comprirent qu’ils pouvaient faire beaucoup d’argent en se servant de trois nigauds sincères, en faisant les poches à des milliers d’ados dont certains, devenus adultes, n’ont toujours pas vu l’arnaque.
Quand à Nirvana, ils furent instantanément récupérés puisque l’ Incesticide suivant (à peine un an après n’était constitué de vieilleries recyclées (et pan les poches des ados). Ils tentèrent un ultime album (In Utero) dont le manque d’intérêt transparaît au travers de ses insipides singles (« Rape me », « All Apologies », « Dumb » qui a au moins le mérite de la lucidité) avant de se rebeller avec un Unplugged (le comble) qui mériterait bien aussi une petite chronique dans ce concours. Devant l’ampleur des dégâts (« Smells like Teen Spirit » passait même dans les boite techno…), Kurt Cobain préférait se suicider, nous épargnant par la même des moments musicaux douloureux, le bassiste arrêtait la musique (il avait pas vraiment commencé, remarque…), et le batteur fit ce qu’il avait toujours fait de mieux, c'est-à-dire de la guitare. Pour épargner la honte au quadra bien riche qui fut à l’époque le pauvre bébé exploité qui montrait sa zigounette sur la pochette de Nevermind, cherchez votre exemplaire poussiéreux au fin fond de votre caisse à Cds et brûlez le : ça fera de la place, et les générations futures pourront ainsi aller en paix, libérées du fardeau qui fut celui de la mienne…
Au fait, ma fille vient enfin de s’endormir. Elle a tenu une chanson et demi du Nevermind… vive Nirvana !
Lien vers les articles hilarants du concours : http://microgolb.blogspot.com/2008/06/top-of-flops-of-pops-of-blogs-2.html




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) dans une occurence défendant Nevermind dans cet article (http://www.pop-hits.net/article-21076960-6.html), alors même que j'étais parti initialement pour l'attaquer.









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