TOP OF THE FLOPS OF THE POPS OF THE BLOGS - Nevermind  (Musical Games & Miscellanous...) posté le lundi 07 juillet 2008 13:56

nirvana

Blog de blinkinglights :blinkinglights, TOP OF THE FLOPS OF THE POPS OF THE BLOGS - Nevermind

Ce matin, je suis d’humeur méchante : ma fille a mal au ventre et j’ai pas beaucoup dormi. Et voilà que je tombe pile sur un lien vers un concours dont le thème m’a beaucoup plu : descendre en une critique lapidaire un disque de légende, pour se marrer et aussi parce que les disques de légende sont souvent surcotés et le produit d’un habile mélange de marketing et de snobisme. Je me suis délecté des diverses chroniques déjà vomies dans le cadre de ce concours, et comptait charger un groupe que j’adore, les Who, qui a commis l’opéra rock le plus tartuffe de tout les temps, mais à ma grande déception, « Tommy » avait déjà été enterré en deux phrases par un malotru qui s’est permit de lapider l’ensemble du rock dans un article génial. Finalement, je me rabat sur ce qui est peut être l’album le plus surcoté de tout les temps, et qui il me semble a même été cité comme incritiquable dans le cadre de ce méchant concours. Ben non, je suis désolé, je n’épargnerai pas ce monument vulgaire qui fut à l’origine de la plus vaste récupération commerciale tirée d’un mouvement musical, je veux parler du grunge, qui dans sa plus méprisable apogée voyait des jeunes filles de bonne famille se moquer de tout ceux qui avaient la ringardise de porter des jeans non troués. Tout parti d’un divorce, et on a raison de dire que les conséquences d’un mariage raté peuvent être dévastatrices, car apparemment  pour cette raison que le jeune Kurt Cobain se senti désespéré au point de fonder un groupe pour faire du bruit, alors même qu’il ne maîtrisait visiblement que quelques maigres accords  basiques sur sa pauvre gratte, et qu’il n’avait aucune idée du bon fonctionnement d’un ampli. Ayant trouvé des loosers qui n’avaient pas de copine parce qu’ils ne se lavaient jamais les dents, il choisi ceux qui avaient un piètre niveau musical (et le batteur parce qu’il avait un garage, faut quand même pas déranger les voisins) pour fonder son groupe, auquel il donne le nom Nirvana, tellement pourri qu’il avait déjà été pris par un combo post hippie quasi inconnu. Nirvana sort un premier album, porté par le single « Love Buzz », reprise d’un groupe naze dont j’ai oublié le nom, ce qui en dit long sur l’inspiration des quatre gusses. Paradoxalement, Bleach est sûrement à la fois l’album le moins vendu et le moins mauvais de Nirvana, puisque c’est le seul paru avant la bouse fripée qui nous occupe, un Nevermind au titre bien mensonger, contrairement au single qui inonda les radios en cette triste année 1991, le « Smell like Teen Spirit » dont plus personne aujourd’hui ne supporte l’écoute intégrale. « i feel stupid, and contagious », quelles prophétiques paroles, quand on pense à la myriade de pseudo faiseurs de bruits qui poussèrent sur le terreau sentant l’adolescent (qui ne se lave jamais) de ce simple, dont le refrain est un sommet d’écriture (il s’agissait de trouver un maximum de mots se terminant par o). Voici l’unique morceau à ma connaissance proposant un solo de 2 notes. Et c’est heureux, quand on entend en grimaçant les pauvres tentatives  des titres suivants : quand on pense que les Pixies, qui sont les véritables fondateurs du rock moderne, et non pas les imposteurs ici décrits, avaient définitivement prouvé que le solo de guitare était ringard, et que cet abruti de Kurt qui les cite pourtant en influence sans avoir réussi à pondre un seul titre digne de la plus mauvaise blague des lutins, essaye malgré ses faibles moyens d’en produire à chaque chanson, on aurait envie de pleurer. Des trois morceaux suivants, construits sur le même schéma  (ben ouais, on va pas se faire chier quand même), « Come As You Are » est sans doute le pire, avec sa misérable ligne de basse que des générations d’apprentis casse bonbon s’évertuerons à reproduire sur une guitare sèche pour avoir l’air cool auprès de nanas sourdes, alors qu’à l’époque un « Where is my mind ? » de bonne facture n’appelait comme commentaire qu’un haussement d’épaule et un « tu connaitrais pas plutôt un Nirvana, ils sont trop cool ! ». Laissons « Lithium », que malgré ma mauvaise foi je n’arrive pas à prendre en défaut (quoiqu’un refrain uniquement composé de Yeah prouve la qualité incroyable d’écriture du sieur Cobain), pour rester dans le registre de la gratte acoustique et du pitoyable « Polly ».  Comment, tout ça parce que toute la première partie de Nevermind est constituée de bruit indigeste, il suffit à Kurt de gratter les quatre accords les plus rabachés de l’histoire du rock de manière audible pour qu’on qualifie sa chanson de géniale et d’inspirée ? Bon sang, mais n’importe qui est génial dans ce cas là, même Mickey 3D ! Tellement content du résultat, le groupe aura le culot de placer ce titre sur 4 de leurs 6 albums, un record en la matière ! Comme frustrés de bruit, Nirvana s’en donne à cœur joie en beuglant sur trois accords pour un « pipis territoriaux » qui heureusement pour nos oreilles ne dure que 2 mn. Pour la suite, l’album s’enfonce dans les profondeurs de l’ennui et de l’inutilité, jusqu’à atteindre un « On a Plain » tellement mal composé que même les fans ultimes de l’album le zappaient à l’époque. Si le final « Something in the way » ne brille pas non plus par une recherche créatrice poussée, il a au moins le mérite de nous apaiser, voir d’enfin nous permettre de sombrer dans un sommeil qui malgré notre ennui se refusait à nous, à cause des « solos » de l’autre dépressif. Malheureusement, Nirvana portait le sadisme à un degré ultime en étant les inventeurs du titre caché : tout à ton sommeil réparateur et à ta joie de voir le supplice enfin achevé, tu ne t’aperçois pas que le disque tourne encore. Et quand les premières notes de « Endless, Nameless » retentissent, il est trop tard. Tu es réveillé et tu assistes, impuissant, à la preuve ultime de l’incompétence complète du trio (ah oui, j’avais oublié, maintenant ils ne sont plus que trois à nous assommer) : on comprend qu’ils aient voulu cacher ce massacre. Le pire, c’est qu’une fois de plus tous les blaireaux prirent cela pour du génie et qu’aujourd’hui, on cherche les disques sans chanson cachée… Après cet album, la face du monde changea, les journalistes, producteurs, vendeurs de fringues et autres vautours putassiers comprirent qu’ils pouvaient faire beaucoup d’argent en se servant de trois nigauds sincères, en faisant les poches à des milliers d’ados dont certains, devenus adultes, n’ont toujours pas vu l’arnaque.

Quand à Nirvana, ils furent instantanément récupérés puisque l’ Incesticide suivant (à peine un an après n’était constitué de vieilleries recyclées (et pan les poches des ados). Ils tentèrent un ultime album (In Utero) dont le manque d’intérêt transparaît au travers de ses insipides singles (« Rape me », « All Apologies », « Dumb » qui a au moins le mérite de la lucidité) avant de se rebeller avec un Unplugged (le comble) qui mériterait bien aussi une petite chronique dans ce concours. Devant l’ampleur des dégâts (« Smells like Teen Spirit » passait même dans les boite techno…), Kurt Cobain préférait se suicider, nous épargnant par la même des moments musicaux douloureux, le bassiste arrêtait la musique (il avait pas vraiment commencé, remarque…), et le batteur fit ce qu’il avait toujours fait de mieux, c'est-à-dire de la guitare. Pour épargner la honte au quadra bien riche qui fut à l’époque le pauvre bébé exploité qui montrait sa zigounette sur la pochette de Nevermind, cherchez votre exemplaire poussiéreux au fin fond de votre caisse à Cds et brûlez le : ça fera de la place, et les générations futures pourront ainsi aller en paix, libérées du fardeau qui fut celui de la mienne…

Au fait, ma fille vient enfin de s’endormir. Elle a tenu une chanson et demi du Nevermind… vive Nirvana !

 

Lien vers les articles hilarants du concours : http://microgolb.blogspot.com/2008/06/top-of-flops-of-pops-of-blogs-2.html

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13 commentaire(s)

  • Xavier

    sam 23 aoû 2008 20:08

    merci nyko! mais il est pas trop tard, tu as jusqu'au 30 aout pour participer!

  • nyko

    sam 23 aoû 2008 16:39

    bien joué l'ami, tu m' as bien fait rire.
    Si j'avais du participer à ce jeu de massacre, j'aurais sans aucun doute choisi ce disque, l'un des albums les plus surestimés de l'histoire du rock.
    Mais je crois pas que j'aurais fait aussi bien que toi...

  • Xavier

    sam 12 jui 2008 23:39

    Hey Christophe,
    j'avoue que ce petit concours tend à devenir une drogue, et que tout les jours je me connecte sur le Glob en espérant un nouveau charcutage (il y en a un que j'espère d'ailleurs plus que les autres). Bon, je possède la plupart des disques réduits en bouillie par la bande, dont ces deux Nirvana, le Nevermind en vinyle, ce qui me permet de ne jamais l'écouter, et l'unplugged par contre il a tourné en boucle pendant un moment chez moi (mais il méritait bien la petite mise au point collective sur vos blogs :bravo.
    celà dit non content de me traiter de béotien chez toi, tu viens maintenant jusque sous mon propre toit me traiter de chochotte! je n'accepte donc pas tes excuses, et prévoit donc de te "traiter" dans un futur article (celui de mon tant attendu top of the flops s'il est miraculeusement épargné)

  • Christophe

    sam 12 jui 2008 12:05

    Bah... je sais que le procédé n'était pas fair-play, mais il me fallait, pour le bien de l'exercice, maquiller le lien d'hommage à Xavier qui nous avait poris de vitesse, Thom et moi, en plubliant son dégommage de nevermind avant nous. Ce fut donc fait en traitant notre hote de béotien (houloulou le gros mot entre chochottes ! et je m'aperçois que Xavier en est une autant que moi car ça lui parle ) dans une occurence défendant Nevermind dans cet article (http://www.pop-hits.net/article-21076960-6.html), alors même que j'étais parti initialement pour l'attaquer.

    Tout ceci pour dire, par-delà mes humbles excuses pour avoir traité Xavier ("woh l'autre, y m'a traité ! Eh M'dame, Y m'a traité !" ha ha ha, j'adore ce mot de gamin : "y m'a traité" (bon, j'arrête de digresser)) , pour dire que l'exercice proposé par Thom a un petit côté mercenaire prêt à se vendre pour n'importe qui et d'assassiner ceux qu'on aimait hier (et partant, comme ce fut le cas ici, de défendre ceux qu'on s'apprêtait à écarrir 2 jours à peine auparavant).
    Nous sommes des bêtes devenus... :o/

    Bon, sinon, sans être fan transis, je dois avouer un petit faible pour ces deux albums, et particulièrement pour le molasson unplugged (Nevermind, je le respecte et l'apprécie, mais je reconnais très peu l'écouter : pas accro plus que ça, j'étais peut-être trop vieux).

    Et j'aime bien aussi ce que tu écoutes et présente sur ton site Xavier, à peu de choses près. Mais je viendrais progressivement un peu plus ici (le pb, c'est que je découvre trop de sites sympas depuis que je vais chez Thom et GT :o/ )

    drw

  • dragibus mailto

    ven 11 jui 2008 11:41

    la reprise de "love buzz" est dees Shocking Blues qui chantérent aussi "Venus" relifté par Bannanarama dans les 80's

  • lyle

    mer 09 jui 2008 17:37

    J'étais sans doute déjà trop vieux con à sa sortie pour faire "l'erreur" de l'acheter...
    Encore un très bon billet pour le top of the flops of the pops of the blogs... Choisir un vainqueur va être très difficile...

  • daniel mailto

    mar 08 jui 2008 22:35

    Très bon . je donne le ien sur mon blog !

  • SysTooL

    lun 07 jui 2008 21:48

    Another revelation...

    La vérité, c'est que deux semaines avant d'acheter "Nevermind" de Nirvana, ne l'ayant pas trouvé dans le rayon... je me suis rabattu sur... "Use your Illusion II"... véridique! (quelques mois plus tard, c'est le volume I qui y passait...)

    SysT

  • Xav

    lun 07 jui 2008 21:19

    A Christophe: désolé d'avoir écrit l'article avant toi, mais on m'a fait le meme coup avec "Tommy"!

    A Thom: ben bravo pour ce concours, c'est vraiment bien vu

    A systool: c'est ton blog qui m'a orienté vers ce concours! Et désolé d'avoir démonté ton premier achat, qui compte toujours (tu peux te faire plaisir en démontant le mien, Use Your Illusion II des Guns, y'a de quoi faire!)
    C'est vrai que certains titres ne sont pas si mauvais (enfin, dans la première moitié de l'album), et que la simplicité technique est loin d'etre synonyme de nullité (ex j'aime beaucoup territorial pissings malgré tout!)c'est juste le décalage entre sa qualité et sa légende qui méritait largement cette critique. Et malhaureusement l'objectif de Cobain, qui était à juste titre de prendre le contre coup du rock fric de l'époque et qui aurait pu justifier Nevermind, a juste abouti à l'effet inverse: la systématisation d'une récupération "mode" de toute nouveauté musicale qui a un peu de succès par les marchands du temple qui pourissent notre planète musicale.
    au plaisir de vous lire....

  • SysTooL

    lun 07 jui 2008 19:45

    Et sinon, c'est vrai qu'en lisant les textes et réalisant la pauvreté musicale du truc, on se demande parfois comment il a pu fédérer autant de gens... les grungers, dont tu fais une description hilarante!

    Mais bon, les différents mouvements musicaux ont souvent une base musicale et un message assez limites!


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