DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009

22 DATES / 28  (DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009) posté le jeudi 31 décembre 2009 00:51

 

En avant pour la deuxième partie du

    DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009

 

Diamond Dogs (1974) - Schizomusic 30/12/09 

On l’a vu, avec Bowie on est souvent tenté de parler d’album de transition, souvent à tort… Avec Diamond Dogs, j’ai pourtant l’impression que cette fois, ce serait à bon escient. D’ailleurs, la pochette n’est elle pas significative, qui montre un hybride entre un chien et le Bowie période Ziggy, comme si celui-ci affichais une dernière fois son visage avant de s’effacer au profit de quelque chose de pas encore très défini ? Car Bowie s’est lancé seul dans la réalisation de Diamond Dogs, puisqu’il avait congédié les légendaires Spiders from Mars juste avant. L’ordre des chansons est d’ailleurs assez symbolique, en premier lieu le glam rock habituel sur « Diamond Dogs » puis le fantôme de « Rock n Roll Suicide » qui vient hanter « Sweet Thing », titre déjà moins conventionnel puisque coupé en deux par le bolide « Candidate », diesel carburant au brame de saxos et sauts de piano. En fait, lorsque « Sweet Thing » reprend, le glam ne fait plus partie de la carrière de Bowie, et c’est noyé sous un déluge de larsens qu’il s’offre une dernière accélération en baroud d’honneur. Dès lors, Bowie semble perdu, et pars un peu dans toutes les directions, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur c’est bien sur le fameux « Rebel Rebel », un incontournable semblant tiré d’un best of des Rolling Stones, tandis que « Rock n’ Roll with me » serait plutôt un mauvais Beatles… Quant au pire, c’est pour moi ce « 1984 », funk qui n’a pu être enregistré qu’avec Boney M, je ne vois pas d’autre explication… En gestation donc, les futurs tubes à paillettes du disco Bowie. En gestation aussi, le Young Americans, avec la profusion de saxophones qui s’éclatent tout au long de ce Diamond Dogs. Sauf que là, plutôt que principal instrument d’une musique aseptisée destiné à nous envaseliner les portugaises, nous avons enfin ici une utilisation optimale  du saxophone, entre accompagnement rythmique bien dosé et pourvoyeur d’ambiance glauque à grands coups de grincements free jazz. Et puisqu’on parle d’ambiance, en gestation aussi le futur binôme Berlinois, sur les titres un peu plus atmosphériques tels que « We are the Dead », peu immédiats mais dont on se rend compte à la longue qu’ils sont aussi très bons. Pour finir, j’ai souvent lu que Diamond Dogs avait aussi été précurseur  de Outside, mais mis à part sur la petite intro précédent la chanson titre, je ne l’ai pas retrouvé ici musicalement. Sans doute est il fait allusion aux embryons d’expérimentations sonores qu’on trouve sur Diamond Dogs, ainsi qu’à son thème futuriste et malsain. Quoi qu’il en soit, c’est à un véritable album charnière auquel on a affaire, et même s’il contient moins de tubes marquants que beaucoup d’autres albums de Bowie, il me parait assez indispensable de l’avoir écouté tout aussi attentivement que Mlle Catherine n’a pas manqué de le faire pour rédiger son article….

 

the Man who sold the World (1970) - Pop Hits 14/12/09  Soon....

Ah le con ! Cette discographie dans le désordre, je l’ai déjà dit, a beaucoup d’avantages, mais là pour le coup elle m’a joué un bien vilain tour… à peine m’étais je ébaubi sur « Station to Station » que je découvrais que 6 ans auparavant,  Bowie avait déjà introduit un album avec un long morceau à tiroirs. Dans le rôle du calmage d’entrée, les trois parties de « Width of the Circle » se posent là. Acoquiné avec  l’embryon des Spiders from Mars, et un nouveau venu du nom de Mike Ronson, Bowie relègue sa guitare folk en arrière plan et laisse son groupe étaler son savoir faire technique avec plus ou moins de bon gout. La première composition passe nickel malgré sa longueur, l’auditeur naviguant avec plaisir à partir d'un riff descendant entêtant, de solo en pause  acoustique (sonnant assez Who) jusqu’à un final rock préfigurant le futur « Jean Genie ». L’aisance des transitions et la qualité des différentes parties du titre en font une composition excellente, mais les deux suivantes moins bonnes laissent éclater au grand jour la surenchère technique des trois sbires accompagnant Bowie. Un coté théâtral rappelant parfois le Alice Cooper Band mais en moins maitrisé (l’apogée de la ressemblance entre les deux extravaguant chanteurs se fera cependant plus loin  sur « Saviour Machine », un titre plus réussi). Bowie calme heureusement le jeu avec une ballade qu’auraient pu écrire les Beatles. Mais voilà, les chœurs lugubres et l’espèce de pause à l’orgue de barbarie en font un titre ironiquement bien plus effrayant et transpirant la folie que « All the Madmen », malgré le dialogue et la flute décalée de ce dernier. L’album se poursuit ainsi un peu en dents de scie, le glam rock démonstratif de The Man Who Sold the World se montrant tour à tour efficace (« Running Gun Blues ») et un peu lourdingue (« She Shook me Cold », « the Supermen »). Sans oublier bien sur, le joyau de ballade acoustique perdu dans cet univers électrique, un « the Man who sold the World » au célébrissime riff de guitare qu’il n’est nul besoin de décrire ici plus longuement et qui justifie à lui seul la possession de cet album qui, bien qu’imparfait, fait partie des indispensables de l’homme qui portait des robes… pas comme les demoiselles de chez Christophe, qui les préfère effeuillées….

 

Station to Station (1976) - Dr FrankNfurter  14/12/09    

Etape après étape, le David Bowie Blog Tour se poursuit. Le voici bien avancé, alors que j’aborde ce grand classique. Comment ne pas se montrer trop répétitif, comment trouver l’inspiration ? Et pourtant, David Bowie aura jusqu’à présent su me surprendre à chaque fois (en bien ou en mal d’ailleurs), chaque album ayant sa marque de fabrique, une originalité le rendant unique dans la discographie du Thin White Duke – c’est ainsi qu’il se surnomme lui-même dans le premier titre de cet album, et qu’on l’appellera pendant encore un moment. Comme d’habitude, je me suis bien planté en essayant de replacer ce disque dans la chronologie des œuvres de Bowie. Il faut dire qu’il ne ressemble (heureusement) en rien à son très pénible prédécesseur (Young Americans), et qu’il ne préfigure pas non plus les expérimentations du fabuleux binôme Berlinois qui suivra. Mais qu’est ce qui caractérise donc cet album ? En premier lieu, débuter l’album avec un titre étrange de plus de 10mn, il fallait s’appeler Bowie pour le tenter à l’époque. Certes, le coup des deux titres en un avait déjà été fait par d’autres, mais « Station to Station » est un modèle du genre. Ce lancinant voyage, semblant reproduire le  rythme hypnotique d’un train en marche, qui se transforme soudain en son milieu en pop entrainée par un piano joyeux, est encore une originalité parfaitement négociée par David Bowie et son groupe. On craint forcément que la suite ne soit pas à la hauteur de cette entame, or c’est tout l’inverse qui se produit. Carlos Alomar aligne les riffs d’anthologie, et Bowie montre l’étendue de son talent en seulement six titres. « Golden Years » est un modèle de funk, mais est pourtant surpassé par « Stay » et sa guitare extraordinaire. « TVC15 », pop irrésistible, toujours avec un piano guilleret et des claquements de mains, redonnerai la joie de vivre à un poissard dépressif. Dans le registre mélancolique, Bowie aligne deux perles, « Word on a Wing » et « Wild is the Wind », où son chant est tout simplement extraordinaire. « Wild is the Wind », que j’avais découvert en introduction de l’excellent live à la BBC, et dont j’ai appris aujourd’hui avec surprise qu’il s’agissait d’une reprise de Nina Simone, termine l’album de superbe manière, c’est un titre qui fait voyager et rêver comme peu d’autres.

Vous me direz, un guitariste parfait, un groupe à l’aise dans tout les registres, un Bowie au sommet de son art vocalement, c’est du déjà lu, qu’est ce qui différencie donc Station to Station  des autres très bons albums de Bowie décrits précédemment ? C’est simple, j’ai cité tout les titres : dans Station to Station, il n’y a pas une seule minute à jeter, fait pour l’instant unique dans la discographie du Mince Duc Cocaïné Blanc. La perfection, nul doute qu’elle sera au rendez vous dans la chronique de ce cher Doc

 

 Aladdin Sane (1973) - Arbobo 14/12/09  

Un défi de taille pour les Spiders from Mars : faire mieux que le classique Ziggy Stardust, album qui avait propulsé l’année précédente Bowie au sommet, qui l’avait définitivement placé parmi les plus grands… Pour la première fois (mais pas la dernière, de loin), David Bowie allait prouver qu’il était capable de relever le défi de l’album attendu au tournant en étant, justement, là où on ne l’attend pas. Déjà, le nom de l’album, la pochette, ont quelque chose de fascinant qui présage du meilleur quant au contenu. Un premier tour de chauffe réussi, « Watch that Man », rock bien balancé comme pour faire transition avec le légendaire album précédent, et Bowie n’attend pas plus pour balancer sa bombe, j’ai nommé Mike Garson le pianiste fou. « Aladdin Sane », titre sur lequel on fait connaissance avec ses envolées de notes hallucinantes, est une des meilleures compositions de notre caméléon favori, une de celles qui après une entame plutôt mélancolique est retournée comme une crêpe par un refrain entrainant en diable. Le cinquième larron, qui collabore encore aujourd’hui avec Bowie, permet au groupe de se renouveler en inventant un son qui sublime leur glam rock déjà pas piqué des araignées. Non pas que les autres soient en reste, loin de là : il faut entendre la basse énorme de « Panic in Detroit », ou Mike Ronson s’en donner à cœur joie sur « Cracked Actor », autre rock Stardustien, pour être convaincu qu’Aladdin Sane n’avait pas besoin de Garson pour devenir un classique ; Sauf qu’à cette époque, pour Bowie, c’était chef d’œuvre ou rien. Et donc « Time », une épopée grandiose et théâtrale d’un style croisé chez Alice Cooper à l’époque et un peu plus tard sur the Wall. On cherche en vain le nom Bob Ezrin crédité, mais Bowie n’a pas eu besoin du producteur cinglé pour écrire cette fresque mélancolique. Puis dans un esprit cabaret, le sympathique « the Prettiest Star », enchainée avec une version déjantée de « Let’s Spend the Night Together », qui alimente bien des regrets quant au futur (et plutôt raté) disque de reprises Pins Up. Aladdin Sane se conclue en montrant tour à tour ses deux profils, par les titres les représentant le mieux : « the Jean Genie », ou le rock basé sur un riff de guitare tout bête transformé comme par magie en tube fédérateur. Et « Lady Grinning Soul », chanson calme et douce emprunte de nostalgie (une ballade, quoi…), qu’on eut trouvé fade chez les autres, et qui est merveilleuse chez Bowie. Sans aucun doute un des meilleurs albums des 70’s, qui ne manque pourtant pas de concurrents, et qui frôle la perfection à un vieillot « Drive in Saturday » près…. (Un album qui prouve entre autres que je n’ai rien contre le saxophone. Il « suffit » de bien l’employer…). Arbobo, peu veinard lors de son premier tirage, a forcément du se rattraper avec celui-ci…

  

 

David Bowie (1967) - Arbobo 20/11/09  

Je m’attendais à découvrir l’album d’un fan transis de Dylan tentant vainement de l’imiter, et voilà que je me retrouve avec l’album d’un comique troupier, un Fernandel anglophone doué et particulièrement porté sur les cuivres qui chantonne un large sourire jusqu’aux oreilles, et interprète de manière théâtrale des sketches que je n’ai osé traduire. Qui eut cru que le grand David avait commencé sa carrière avec pour accompagnement de la bombarde et des claquements de mains (« Uncle Arthur ») ? On saluera quand même la performance, puisque Bowie a sur son premier album inventé les Têtes Raides 20 ans avant les Français (« Rubber Band », « Little Bombardier »). Dans le registre bordélique et cabotin, il reste cependant assez loin des Who, qui en avaient sorti de bien meilleures… et de bien pires aussi, tant Bowie a eu du mal à étouffer ses talents d’arrangeurs et de chanteur délicat. Au fur et à mesure que l’album avance, on se prend ainsi à écouter plus attentivement les mélodies, on tend l’oreille sur un « When I live my Dream » qui nous évoque, un peu gêné, nos chers Eels, on entrevoit dans le long « Silly Boy Blue » le bientôt compositeur de « Space Oddity », on savoure le guilleret « Come and Buy my Toys », tentative folk annonciatrice des futures merveilles comme « Kooks », avant que tout ne reparte en sucette. A mettre aussi à l’honneur de Bowie pour son premier album  les 100 % de compos originales, là ou ces fieffés Beatles (et tant d’autres) avaient farcis leurs premières oeuvres d’une bonne moitié de reprises.

Œuvre de jeunesse un peu honteuse et coupable de remplissages fréquents, David Bowie 67 n’est prometteuse que pour ceux qui comme nous, l’écoutons du haut d’une pyramide de chef d’œuvres produits par notre héros ces 40 dernières années. Car bien malin à l’époque celui qui aurait pu y déceler la graine de future grande star de la pop musique qui était en train d’y germer. Voyons si Arbobo, courageux volontaire, aura plutôt ri ou pleuré….  

 

Hunky Dory (1971) - Le Golb 16/11/09 

Dans mon souvenir, Hunky Dory était un album très inégal, entre excellents titres et trucs sans intérêt. Alors que ces prétendus titres oubliables sont très bons, et souffrent simplement d’être associés à des merveilles insurpassables. Ainsi « Eight Line Poem » est un beau petit blues, mais il faut presque l’écouter tout seul pour s’en rendre compte, coincé qu’il est au milieu d’une première face d’album probablement inégalée chez notre cher David. Tiraillé entre sa base folk et des aspirations rock déjà testées sur the Man Who Sold the World, Bowie prend ses auditeurs à contre-pied en permanence. « Changes » et « Oh ! you Pretty Things » semblent ainsi transformer Bowie en crooner, avec un sage piano accompagnant une voix cajoleuse bien en avant, mais c’est sans compter le démarrage de refrains pop parmi les meilleurs que notre héros ait écrit. Le piano occupe la première place dans cet album, avec bien sur en apothéose l’inoubliable intro de « Life on Mars ? ». A un moment de ce DBBT, s’est posé la question de savoir si les chansons de Bowie étaient ou non émouvantes. Le débat reste ouvert, mais quelle que soit la réponse, il y aura au moins ce titre en (contre) exemple. Je pense que personne ne peut rester insensible à cette magnifique mélodie, au chant fabuleux, et aux arrangements idéaux de « Life from Mars ? », figurant dans le best of Bowie de tout amateur normalement constitué. Le pire étant que l’anglais arrive à enchaîner sans dommages, grâce à un petit titre sans prétentions aux accents country folk réjouissant : le piano bar et la trompette discrète de « Kooks » viennent désamorcer l’émotion tenace engendré par « « Life from Mars ? » tout en conservant le niveau de qualité d’Hunky Dory, une prouesse… En fin de première face, « Quicksand » achève de nous convaincre, en compilant tout les talents de Bowie, de la ballade folk au lyrisme en passant par un passage assez rock. C’est sur la deuxième face que se trouvent les morceaux que j’avais oublié. Une belle erreur, car soyons franc, il n’y a quasiment rien à y jeter non plus : seule « the Bewlay Brothers »  est en deçà, et encore il s’en faut de peu pour qu’elle ne soit sauvée par son refrain magique et un final complètement fou. A part ça, une reprise évoquant le chant de T-Rex, le piano de Phish et la bonne humeur de Belle and Sebastian (avec même un bon saxo !), le riff de guitare incroyable d’ « Andy Warhol » (et sa production géniale et avant gardiste)  et le rock très affirmé de « Queen Bitch » qui annonce la venue de Ziggy Stardust en personne… On ajoute une pochette où un Bowie androgyne s’entoure d’un brouillard de mystère, et qu’obtient-on ? L’un des meilleurs albums d’un des plus grands artistes de tout les temps. Un peu trop imposant pour ma faible prose, mais parfaitement adapté au talent du grand Thom….

 

 

Heathen (2002) - Ne Respire Pas 15/11/09 

Depuis le début du DBBT09, il y a eu consensus sur la plupart des albums de Bowie. Puisque le bloggueur aime la fight, on a bien trouvé quelques titres, quelques points à discutailler, certains on fait les malins et nagé à contre courant sur un disque, mais dans l’ensemble, il n’y a eu aucun clivage aussi important que ce qu’il se prépare sur Heathen, si j’en juge les nombreux commentaires qui s’y rapportent.  Faisant partie des déçus du Païen, cela faisait un moment que je ne l’avais pas réécouté, et je me demandais si je pouvais changer d’avis par rapport à 2002, comme j’ai pu le faire pour l’album Hours. Il faut bien me rendre à l’évidence, ce n’est pas le cas. Sur la première moitié de l’album, c’est le manque d’unité qui m’a troublé. Le premier titre « Sunday » est assez bon, avec sa guitare electro en sourdine, son chant triste en avant et la batterie bien rock qui arrive en toute fin, il nous met dans une ambiance mélancolique dont on sort avec regret dès le deuxième titre, « Cactus ». Ok, Bowie personnalise vite fait le titre en rajoutant un peu de clavier, mais bon, les Pixies, c’est quand même de la reprise de petit bras. A tout prendre, je préfère quand même  ce morceau facile  au désagréable « I’ve been waiting for you » (d’ailleurs repris aussi par ces même Pixies). Entre les deux nous aurons eu un morceau pleurnichard peu passionnant (« Slip Away »), un morceau bien rythmé séduisant (« Slow Burn »), et un rock sympa quoique très classique (« Afraid »). Bref, une première face pas trop mauvaise mais assez dispersée. Constat inverse pour la deuxième, puisque Bowie explore sur l’ensemble de ses titres une espèce d’electro lyrique que j’ai pour ma part trouvé assez bancale. L’alliage bizarre de rythmes mécaniques rapides et d’envolées de claviers orchestrés développée sur de longues minutes ne m’a pas accroché, exception faite d’un « A Better Future » un peu plus fédérateur, le pire étant atteint avec les sons vieillots de « Everyone says ‘Hi’ ». On est très loin du talent d’alchimiste de Thom Yorke, ce qui est dommage car Bowie a su prouver qu’il pouvait bien mieux faire dans le genre sur certains de ses albums précédents. Reste une des plus belles pochettes de l’anglais qui a dans sa discographie le meilleur et le pire sur ce plan là, mais je persiste en qualifiant Heathen d’album mineur… L’avis d’un novice en Bowietologie, l’ami Tireub du bout du monde, sera peut être tout autre…

 

Lodger (1979) - Home at Last 11/11/09

Lodger est connu comme étant le troisième album de la trilogie Berlinoise, qui n'a de trilogie que le nom puisque si Low et Heroes sont très proches dans leur construction et leurs sonorités, ce Lodger en est assez éloigné. Il constitue en fait bien plus une seconde paire avec Scary Monsters, notamment dans la manière qu’a l'excellent groupe de porter les titres de Bowie vers des sommets. Le batteur est impressionnant de bout en bout, le bassiste groove comme jamais («DJ», «Red Money»), et Carlos Alomar vient projeter comme d'habitude sur ce tableau d'incroyables solos de guitare tordus. Le seul reproche qu'on peut faire à Lodger, c'est de mettre un moment avant de décoller. Rien de vraiment accrocheur avant «Yassassin», quatrième titre proposant une ambiance orientale que Bowie a convoquée à quelques reprises tout au long de sa carrière. Violon, percussions, et voix nous transportent au magrheb,  un voyage qui rattrape la promesse non tenue du premier titre («FantasticVoyage»). A partir de là, Lodger prend une autre dimension,  «Red Sails» accélère le rythme pour le plus grand plaisir de Bowie qui s'éclate à tester sa voix sur de nouveaux registres. On craint un virage plus expérimental en deuxième période, comme sur les précédents albums, mais le dynamique groupe enfonce au contraire le clou sur un exceptionnel «Look back in Anger». J'avais entendu la première fois ce morceau sur des enregistrements de la tournée d'Outside, et il était tant intégré à la setlist de ces concerts  qu'il m'arrivait de croire qu'il faisait partie de cet album moderne. Le fait est que la plupart des titres de Lodger, tout comme ceux de Scary Monsters, n'ont pas pris une ride, ce qui est plutôt étonnant quand on réécoute les albums qui ont suivis.... Lodger persiste par la suite avec ses joyeux grooves épicés par les notes saturées d'Alomar, qui est à la guitare ce que Mike Garson est au piano: un fou furieux génial et inspiré. Sans être un réservoir à tubes, ni un champ d'expérimentations incroyable, Lodger est plutôt l'œuvre d'un artiste qui sort de sa bulle, aidé par un groupe talentueux qui s'amuse. Emporté par son élan, Bowie ira par la suite voler un peu trop près du soleil. Raison de plus pour profiter des irrésistibles morceaux de Lodger. Comme Grisé n'a certainement pas manqué de le faire...

 

PROCHAINES DATES CHEZ: 

Guic pour Tin Machine I & II (1989 & 1991)

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Bon courage! Ayez pitié de moi, prévenez le Tour Manager quelques jours avant la parution de votre article, pour lui éviter des nuits blanches...

(whereismymind17chezhotmailpointcom)

Si vous avez une bonne cible, vous pouvez désigner en fin d’article le prochain lieu de concert de David…

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 Pour assister à la première partie de la tournée, c'est par là:

 LES 14 PREMIERES DATES DE LA TOURNEE

 

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ENTRACTE !!  (DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009) posté le dimanche 01 novembre 2009 17:43

Chers bloggueurs ayant participé à ce 

 

DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009

 

tout d'abord, un grand merci! Nous voici arrivés à la moitié de notre tournée, en attendant que notre dernière participante trouve un petit creux dans son agenda bien chargé pour accueillir chez elle David.

Comme je désteste l'inachevé, qu'il reste encore de nombreux albums d'anthologie du grand Bowie à chroniquer, et que le DBBT09 semble un peu s'essouffler, j'ai décidé de lancer le deuxième tour: en clair, les bloggueurs motivés qui ont déjà accueilli David chez eux ont droit à une deuxième date !! J'ajoute quelques précisions importantes:

- Celui qui veut chroniquer le premier album de Bowie (1967) peut le prendre, et en choisir un autre en plus! Les autres prendront soin d'éviter l'image du petit chien en diamant....

- Le premier qui tombe sur un des albums de TIN MACHINE prendra le deuxième avec, c'est un package !

Allez, à vos images, c'est par ICI...

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14 DATES / 28  (DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009) posté le mercredi 28 octobre 2009 02:00

   

DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009

 

Young Americans (1975) - I Love Rock N'Roll 01/11/09

L’avantage de chroniquer les albums de Bowie dans le désordre, c’est qu’on est pas influencé par l’époque de leur sorties pour rédiger une critique. Ainsi, j’aurai plutôt placé Young Americans à coté de Let’s Dance ou de Black Tie White Noise. Raté, cet album a été écrit avant la trilogie berlinoise, étonnant, non ? Oui, vraiment, j’ai détesté cet album, d’ailleurs, j’aurai pu me contenter de quatre mots pour le décrire : Je Hais Le Saxophone ! Bowie ayant voulu faire une sorte d’album soul, genre club branché avec chœurs de bombasses entourant un saxophoniste langoureux et une guitare wahwahisante, ce n’est pas peu dire que j’ai trouvé le temps long. Au moins, au Let’s Dance, on pouvait se trémousser en rythme, tandis qu’au Young Americans j’ai passé mon temps à chercher la sortie. Alors que je me remettait très difficilement de l’interminable « Somebody up there likes me », j’ai sursauté en entendant les premiers accords d’« Across the Universe », une reprise qui ne parait pas extrêmement logique, les Beatles n’étant pas le premier groupe auquel on pense lorsqu’on évoque la Soul. Du coup, lorsque le funky « Fame » retentit, on en vient presque à trouver le titre génial, ce qu’il n’est qu’en comparaison du reste de l’album, grâce à l’unisson du chant et des instruments marquant un rythme répétitif plutôt sympa.

Mais l’image qui se sera imposé à moi pour représenter Young Americans pendant toute l’écoute, c’est la tronche du patron de Legitimus dans le film Les Trois Frères. Ce qui, vous en conviendrez, n’est pas particulièrement sexy, et ne donne guère envie d’y revenir… Espérons que Cissie n’aie pas vécu le même cauchemar…

 

 

Space Oddity (1969) - Kakophonia Soon...

Après un premier album que je n’ai pas encore daigné écouter (et nous sommes nombreux dans ce cas là), David Bowie accède à la notoriété avec ce Space Oddity grâce à un premier titre éponyme remarquable. En racontant l’histoire du major Thom, partit à la conquête de l’espace et s’y perdant à la manière du héros du Grand Bleu succombant à sa fascination pour l’immensité maritime, Bowie entrait en résonance avec son époque et ses contemporains, regards levés vers les explorateurs modernes qui avaient foulé en cette année 69 le sol lunaire. Par la seule grâce de quelques accords de guitare acoustique, de beaux arrangements et surtout de deux pistes de chants exceptionnelles, Bowie donne corps à cette histoire onirique de manière si incroyable que l’on se retrouve dans le même état de fascination que le personnage de la chanson. C’est ce qui impressionne le plus sur Space Oddity : à  22 ans à peine, Bowie a déjà une science de la composition et de l’arrangement impressionnante, compensant un sens de l’accroche qui lui fait encore la plupart du temps défaut. Excepté pour le très bon rock « Janine » et le folk mélodique « God Only Knows », l’auditeur est en effet coincé entre des ballades plus ou moins inspirées et de longues fresques psychédéliques et acoustiques qui ne doivent leur salut qu’au talent de chanteur du jeune David. J’avoue que j’ai trouvé les premières, au rang desquelles on peut citer « Letter to Hermione » ou « An Occasional Dream », plutôt gentillettes et ennuyeuses, quant à « Wild Eyed Boy From Freecloud », avec ses couches de cuivres et de harpe, c’est carrément le monde magique de Disney. Alors que j’ai suivi sans trop de peine les multiples mutations de « Cygnet Committee » sur une dizaine de minutes, ainsi que le tranquille « Memory of a free Festival », orgue et chant délicats, terminer en orgie rock baba cool. Ah, ce final, c’est bien plus que le premier morceau la démonstration du talent de Bowie à marquer à vie celui qui l’écoute avec trois accords et une ligne de chant. Impossible de ne pas continuer à gueuler lorsque le disque s’achève que « le soleil va se coucher et qu’on va faire une putain de fête ! ». D’ailleurs, Rififi doit encore être en train de le chanter à tue tête !

 

Bonus Track Ne Respire Pas 30/10/2009 

En attendant ma vraie Bonus Track, qui sera de proposer à l'oeil critique de l'ensemble de la blogosphère mon best of perso de David Bowie (pas avant quelques mois, il faut bien ca), je vous propose d'aller jeter un oeil sur ma participation au Fake Album Summer 2009 chez Arbobo. Et sur la Bonus Track de Tireub, heureux dénicheur de la case Caméléon, qui a choisit fort intelligement de parler du live Ziggy Stardust Motion Picture (1973)...

 

Scary Monsters (and super Creeps) (1980) - Le Choix 28/10/2009 

Ah, il en aura bien profité, le David, des techniques créatives du sieur Eno ! Il faut le voir se lancer après la trilogie dite berlinoise dans la création de Monstres Effrayants, Frankenstein musicaux composés d’assemblages des diverses sonorités qu’il a exploré dans les années 70 ainsi que des prémices de ses futurs albums. Il n’est pas donné à tout le monde de hurler sur un rock entrecoupé de dialogues en japonais (« It’s No Game »), ni d’inviter la guitare folle de l’illuminé Robert Fripp venir se poser sur le rythme naïf de « Up the Hills Backwards ». Le début de Scary Monsters transporte ainsi sans ménagements l’auditeur sur une autre planète, dont le point culminant est le morceau « Scary Monsters (and super Creeps) » et son riff ravageur de guitare. En deuxième partie d’album, les expérimentations du docteur Bowie fonctionnerons un peu moins bien, les bizarroïdes claviers de dessin animés mariés à la guitare quasi hard rock FM de « Scream Like a Baby »  ou au riff de guitare pourtant incroyable de « Because you’re Young » se révélant un peu moins efficaces. Qu’importe de toutes manières, puisque l’efficacité maximale a été atteinte sur les deux funks précédents, énormes tubes annonçant le futur Let’s Dance, et donc la période noire de la discographie de Bowie. Je dois cependant avouer que si le mélancolique « Ashes to Ashes » me laisse assez froid, « Fashion » me fait bien tripper, grâce notamment à l’apparition encore une fois sensationnelle de la guitare complètement déstructurée de Fripp. On passera donc sous silence la recette un peu facile du morceau identique en début et fin d’album (pour faire croire à un concept album à peu de frais, les Beatles avaient fait pareil…) et l’énorme auto plagiat de « Heroes » que constitue « Teenage Wildlife » (en même temps c’est pas son morceau le plus pourri, donc on lui pardonne) pour finir sur l’aspect le plus marquant du disque : le plaisir apparent que le groupe a pris à enregistrer l’album. Car c’est bien à un excellent collectif que l’on a affaire (rappelant le bon vieux temps des Spiders from Mars), permettant à Bowie de s’éclater comme jamais au chant, et transformant ce Scary Monsters pas évident en une incontestable réussite. Enfin, incontestable pour moi, mais peut etre pas pour Mlle Eddie...

 

 Outside (1995) - Art-Rock 02/10/2009

Pour ce David Bowie Blog Tour 2009, il était un album particulièrement attendu, secrètement désiré par tout les participants, et dont le nom revenais constamment dans les articles et les commentaires précédents : Outside. En effet, je ne casserai aucun suspens en affirmant que cet album, outre le fait qu’il m’ait décidé à découvrir Bowie en profondeur, est une pièce majeure de l’œuvre de l’artiste, voire de la musique de cette riche décennie des 90’s. Si Radiohead a sublimé toutes les attentes et prévisions en ciselant un Kid A aussi bon qu’opposé à son illustre prédécesseur,  Bowie sortait lui d’une longue période de perdition en fusionnant toutes les qualités des meilleures œuvres de son passé avec les sonorités et les ambiances les plus modernes et audacieuses de 1995. La force d’Outside aurait pu être sa principale faiblesse : on ne compte plus en effet les concepts album qui tentent de masquer leur manque de cohérence et d’originalité par le lien artificiel d’une histoire rocambolesque dont l’auditeur se contrefout. Outside lui, avant d’être une succession de morceaux, est un tout indissociable et prenant.

Pour revenir brièvement à Radiohead, dans la bataille qui oppose the Bends à OK Computer, j’ai tendance à dire que the Bends contient plus de bons morceaux, mais qu’OK Computer est un meilleur album, dont chaque titre (même « Fitter Happier ») est une pierre dans ce mur de froide solitude si représentative d’un certain aspect de notre société moderne. De meme, les multiples petits morceaux (appelés « Segue ») faisant intervenir les personnages de l’histoire d’Outside, avec leurs voix déformées et mécaniques sont comme le ciment reliant les différentes scènes composant l’album. Avec Outside, histoire, musique et interprétation se répondent et projettent l’auditeur dans un futur inquiétant peuplé d’artistes psychotiques pratiquant la sculpture sur corps humain (vivant) comme certains la poterie. Pour recréer le décor de cette cyber cité glauque, Bowie et ses excellents musiciens ont utilisé les sonorités du rock indus, principalement celle du grand gourou du genre Maitre Reznor (1),  dont on sent l’empreinte sur « Hearts Filthy Lesson » ou « No Control » par exemple. Des bruits de claviers futuristes, une guitare électrique tapie dans l’ombre, des cris lointains, rumeurs, grattements de vie grouillante, viennent rajouter du réalisme à cette ambiance. Si le remarquable Sterling Campbell donne rythme aux morceaux, on se retrouve souvent en face de monstres désarticulés, l’omniprésent piano de Mike Garson n’en faisant qu’à sa tête, et la voix de Bowie, imprégnée de son rôle sans sombrer dans un ridicule théâtral, semblant flotter sur le fond sonore de manière indépendante. « A Small Plot of Land », l’un des meilleurs titres d’Outside, en est très représentatif. Le piano et la guitare grinçante partent dans tout les sens, le coté imprévisible de ces solos contribuant au sentiment d’insécurité qu’on éprouve, le danger pouvant surgir à tout moment. Mais où l’on n’aurait pu avoir que démonstrations techniques veines et magma sonore informe, les musiciens font de ces monstres de vrais chansons, les dissonances se croisant avant de se fondre dans des parties plus mélodiques (« the Voyeur of Utter destruction (as Beauty) »). C’est là toute la complexité des morceaux d’Outside, et leur pouvoir de fascination….

Nous suivons donc le détective Nathan Adler dans les bas fonds de son enquête, avec la certitude d’avoir trouvé la bande son idéale de quantité de livres, films ou BDs qui opposent la solitude d’un flic face à la violence déchainée d’une ville. Il faut écouter le magnifique enchainement de « Hallo Spaceboy », porteur d’une violence implacable martelée par une batterie rageuse, et de « the Motel », où Bowie susurre sa lassitude sur un piano triste exceptionnel, tout en contenant une tension qui finira par ressortir progressivement sur la durée du titre. Au bout d’une heure, Bowie consent à nous extraire de son cauchemar en nous proposant l’optimiste « Strangers when we Meet »  dont la pop porte en elle tout l’espoir absent du reste du disque. Il nous fallait bien ca pour reprendre pied avec la réalité.

Voyons comment GT a vécu son voyage....

 

PS : Quinté plus dans l’ordre : « Hallo Spaceboy » (mon titre fétiche de Bowie), « the Voyeur of Utter Destruction », « Small Plot of Land », « We Prick You », « Strangers when we Meet ».

 

(1) A écouter obligatoirement en complément d’Outside, le Live Hate, extrait d’une tournée commune Nine Inch Nails / David Bowie avec quelques titres joués en communs, où l’influence réciproque des deux artistes est criante ; je voulais faire de la chronique du Live Hate mon bonus à ce DBBT09, mais je vais le garder pour une future rubrique Loved Lives….

 

 

 Reality (2003) - Le Bal des Vauriens 24/09/2009

Rappelez vous cette publicité pour une eau minérale censée aider le corps du buveur à conserver le dynamisme de sa jeunesse, montrant un Bowie croisant tous ses avatars, sur le fond  sonore de son single où il clame d’un ton boudeur qu’il ne voudrait jamais vieillir… Une fois n’est pas coutume, c’est bien cette publicité qui pourrait décrire au mieux ce qu’est Reality, dernier album en date de David Bowie. Car derrière le ton humoristique de l’excellent « Never Get Old » se cache le questionnement de l’artiste sur sa vie (coup d’œil en arrière déjà amorcé sur Hours), et sur son inéluctable conclusion, que l’on soit une star ou non. Arrivé à un age avancé, Bowie essaye de se persuader qu’il est encore jeune, et lance toutes ses forces dans un album très dynamique et rythmé, comprenant plus de tubes potentiels que ses quatre précédents albums réunis ; Le début de l’album, enchaînant les rocks « New Killer Star », « Pablo Picasso » et « Never Get Old », en est assez révélateur. Si l’album s’appelle Reality, c’est pourtant bien que Bowie n’est pas dupe : lorsqu’on ouvre la pochette, derrière le joli dessin stylisé du chanteur se trouve le vrai Bowie, dans la même attitude. Débarrassé de ses masques (comme dans la pub, d’ailleurs), Bowie se retrouve face à lui-même et à ses questions : c’est le thème de « Reality », une réalité qui le rattrape aussi vite que le tempo de cet électrique morceau. S’il ne peut s’empêcher d’y rire cyniquement (rejoignant l’humour noir distillé sur l’ensemble de l’album), il fait bientôt place à la froideur de « Bring me to the Disco King ». Cette fois, on ne rigole plus, et la belle façade rock montée par Bowie s’écroule, tout comme le mélancolique « the Loneliest Guy » avait mis fin à l’euphorie du début d’album. Ces deux morceaux, tout en silences, hantés par le piano de Mike Garson, se répondent admirablement en echo et sont comme la froide réalité tombant sur les épaules de l’auditeur, figeant les pas de danse et les claquements de doigts qui avaient nécessairement accompagné les morceaux d’avant. La voix de David Bowie est immense, troublante, accompagnant magnifiquement le thème de chaque chanson tout droit vers le cœur de l’auditeur, notamment sur la ballade « Days », aussi classique qu’elle est touchante (l’un de mes morceaux favoris de Bowie). Tout en conservant une certaine sobriété dans la composition (basse, batterie, chœurs sont à leur place), les titres de Reality sont agrémentés d’idées qui leur donnent du relief  là où Hours, par exemple, en manquait un peu : quelques sons électroniques,  une guitare hispanique sur « Pablo Picasso », ou un lyrisme retenu sur l’autre reprise de l’album, l’émouvante « Try Some, Buy Some » de George Harrison.  Bon sur le fond et sur la forme, Reality est une très belle réussite, ayant tout de l’album révérence. Espérons que les phrases lourdes de sens qui concluent cet album, ne soient pas la triste Realité : « Soon there’ll be nothing left of me, nothing left to release »…

“Bring me the Disco King”? On devrait le trouver au bal des Vauriens… Hé, Klak, on t’appelle!

 

 

 "Heroes" (1977) - Schizomusic 17/09/2009

Enregistré juste après Low, Heroes est construit selon le même schéma : une première face présente des morceaux plutôt rythmés, tandis que la seconde est constituée d’instrumentaux de style ambient. Cela dit, Heroes se distingue de son illustre prédécesseur sur pas mal de points, et en tout premier lieu par son morceau éponyme. Cet hymne incroyable, chef d’œuvre de 6 mn qui semble durer moitié moins, ne ressemble en effet en rien à ce qu’on peut trouver sur le reste de l’album, voire sur tout ce qu’à fait Bowie durant cette période. « Heroes » reste un titre intemporel, où tout semble parfait, et qui a lui seul symbolise le génie de David Bowie. Le reste de la première face du vinyle comprend des titres plus similaires à celle de Low, avec une basse marquée et des arrangements fouillés, voire surchargés. Si « Beauty and the Beast » et « Joe the Lion » (aux pistes de guitare impressionnantes) gardent un groove et une efficacité intacte, « Sons of the Silence Age » et « Blackout » déçoivent par leur tempo bancal et leur gros nappage de chœurs/saxo/claviers un peu écoeurant. C’est sur la deuxième face que se cache le cœur noir de Heroes, encadré par deux morceaux dynamiques, l’instrumental « V-2 Schneider » utilisant cette fois à merveille le saxophone, et le plaisant « the Secret Life of Arabia », placé en final comme un rappel des premiers titres de l’album. D’inspiration similaire à la deuxième partie de Low, mais à l’ambiance beaucoup plus sombre, l’enchaînement « Sense of Doubt » / « Moss Garden » / « Neukoln » utilise une vaste gamme de sonorités électroniques, passant de tristes vagues d’orgues à des cloches, cordes ou gongs qu’on croiraient enregistrées en de lointaines contrées asiatiques. L’ensemble, qui doit beaucoup au talent de Brian Eno, m’a parfois rappelé certains morceaux atmosphériques composés par Can, notamment sur l’album Future Days, sorti quelques années auparavant. Le fait que ce groupe de Krautrock vienne d’Allemagne, où Low et Heroes ont été enregistrés, me semble difficilement être du au hasard. Sans doute moins fascinant que son prédécesseur, mais porté par un immense single, Heroes demeure un incontournable de la discographie de David Bowie. Un avis sûrement partagé par Mlle Catherine, qui a bondit sur le lion du Bowiescope avec ferveur…

 

  Hours (1999) - 115th Dream 15/09/2009

« Hours est semblable à un best of qui serait composé de morceaux inédits ». Cette phrase est aujourd’hui un lieu commun de la critique musicale, mais la première fois où je l’ai lu (je ne sais plus où), c’était lors de la sortie de Hours. A l’époque je m’étais dit que c’était pas mal trouvé, alors qu’en fait il est clair que c’est une formule jolie, mais stupide. Une synthèse du passé, que Bowie semble embrasser sur Hours, peut être (d’où le titre de l’album). Mais un best of, certainement pas !  Car un best of, dans le cas de Bowie, serait constitué de morceaux complètements disparates, regroupant des univers aussi divers que les nombreux costumes que le caméléon anglais a enfilé tout au long de sa carrière ; or Hours est un album très cohérent, d’ailleurs composé en totalité par Bowie et son excellent guitariste Reeves Gabrel (1). Et puis un best of, c’est censé être constitué uniquement de tubes, de morceaux efficaces et directs, des hymnes composés par l’artiste (et Dieu sait que Bowie en a écrit) ; on cherchera en vain ce type de morceaux sur Hours. A vrai dire, sur quelques écoutes, cet album passe carrément inaperçu, surtout qu’il succède à un Earthling très marquant. Autant l’avouer, je ne l’avais pas dans ma discographie il y a encore une semaine, même si je savais de source sure (le Live 2000 à la BBC), qu’il contenait des morceaux vraiment bons.  Et, à l’inverse d’un Black Tie White Noise, on se trouve à la réécoute devant un album plutôt réussi, pâtissant seulement d’une certaine timidité dans des titres qui ne se révèlent qu’avec le temps. Des dix morceaux figurant sur Hours, il n’y a aucun raté, ce qui on en conviendra n’est pas commun chez Bowie, tous peuvent prétendre à minima du qualificatif « agréable ». Dans les meilleurs morceaux, citons aux deux extrêmes de l’éventail sonore de l’album l’acoustique « Seven », au ton très nostalgique (2), et le rock appuyé « the Pretty Things are going to Hell », unique représentant d’une agressivité toute relative. Sortant du lot aussi, « Brilliant Adventure »,  petit instrumental invitant au voyage et à la rêverie, « Survive » et ses beaux solos de guitare électrique en sourdine, et l’ambitieux « If I’m Dreaming my Life » étalant sur 7mn sa tristesse en rythmes lents et rapides alternés, avant un crescendo final toujours émouvant. Franchement, je ne suis pas fâché d’avoir, à l’occasion de ce challenge, redécouvert un album fourmillant de mélodies remarquables qui, désormais, tournera plus souvent sur ma platine. En sera-t-il ainsi pour notre première participante, la rêveuse Laiezza ?

 1 - C’est peut être le mélange de la guitare acoustique d’esprit « Rock n’Roll Suicide », et du son électrique de Gabrels, période Outside, qui est à l’origine de cette idée saugrenue du journaliste…

2 – Nostalgie très présente sur Hours (la pochette est assez évocatrice), comme l’explique remarquablement Ska à propos du premier extrait « Thurday’s Child ».

 

 

 Low (1977) - Dr FrankNfurter 09/09/2009

Il est des disques qui ont perdu une bonne partie de leur âme lorsqu’ils sont passés du format vinyle au format CD. Parfois, on ne s’en rend pas compte. Pour Low, c’est une évidence : la cassure est si nette entre les deux faces  qu’on penserait presque avoir affaire à deux disques différents.

En face A, c’est la basse qui fait des siennes, groovant des morceaux  sur le papier assez classiques, mais semblant passés à l’enregistrement dans un laboratoire expérimental sonore où les deux savants fous David Bowie et Brian Eno se seraient montré particulièrement inventifs. Pas de paroles pour le Stonien « Speed of Life » ? Tant pis, ce sera un instrumental ! « Breaking Glass », funk agrémenté d’un riff de guitare électrique génial, est hyper efficace ? Bof, deux minutes, ça suffit ! « Sound and Vision » est notre single ? Attend, on va faire durer l’intro la moitié du titre ! Le tout agrémenté de bruitages divers et d’instruments incongrus (le piano martelé sur « Be My Wife », le son de guitare d’ « Always Crashing in the Same Car »), on sent que Bowie a voulu s’éloigner des sentiers battus, au grand désespoir de sa maison de disque qui voyait s’envoler le pognon du grand public, parti vers des choses plus accessibles. Et encore, ce n’est rien à coté de ce qui va suivre…

En face B, les claviers se font tyranniques, renvoyant les autres instruments chez eux, micro compris, et noyant la bonne humeur cynique de la première face par des nappes mélancoliques et froides, de graves notes tombant régulièrement, comme le son ralenti d’un balancier de pendule. On pourra suivant sa sensibilité et son humeur s’évader ou s’emmerder sur chacun des quatre titres. Cependant, la face B du vinyle prise dans son ensemble, aux allures de musique de film, constitue selon moi paysage sonore fascinant à même de séduire les auditeurs les plus rétifs au genre, pour peu qu’ils soient dans le bon état d’esprit au moment de l’écoute. Jamais potentiel commercial (nul ici) et inventivité musicale ne se seront autant opposés.

Vu de l’année 2009, Low semble terriblement avant gardiste, mais à moins de posséder une culture très large (tout styles et époques confondus), il est difficile de savoir ce qui a pu inspirer certains artistes  et ce qui a été inspiré par d’autres (comme souvent avec Bowie). « Weeping Wall » et ses pluies de percussions xylophoniques sur fond d’envolées de notes saturées m’a rappelé certains morceaux de Krautrock, ou de musique classique contemporaine. Les parties chantées, sortes de prières bouddhiques ou chamaniques, qui constituent le sommet du long « Warszawa » m’ont évoqué Dead Can Dance. Les ambiances des instrumentaux se retrouveront sur plusieurs futurs albums de Bowie, dont Outside, laissant planer quelques doutes sur les accusations de récupération du mouvement Indus par Bowie sur cet album (et le Trent, sur Ghosts I-IV, il s’est inspiré de quoi ?). Quant aux manières de procéder à des collages pour constituer des paroles énigmatiques,  elles ont sûrement du inspirer Radiohead, de même que le rythme électro de « A New Career In A New Town » n’est probablement pas étranger à la création de l’album Kid A. Ce petit instrumental dynamique, illustrant à merveille son titre et la vie de Bowie à l’époque où il venait de déménager à Berlin, est d’ailleurs mon favori de Low… Zut, je voulais faire court, mais avec un tel album, c’est difficile… Voyons si le Doc a pu être plus clair et concis…

 

 

Black Tie White Noise (1993) - Espritorture 09/09/2009

Mis à part Young Americans, aucun autre album de Bowie ne m’a laissé aussi peu de souvenirs, et je ne suis pas le seul à la vue des différents commentaires déjà émis au cours de cette Tournée 2009, et de la mise désappointée de Guic qui est venu jusqu’à Lyon pour se plaindre de son tirage. C’est que Black Tie White Noise est coincé entre deux albums extrêmement marquants, l’un par sa médiocrité (Grisé n’en est pas encore totalement remis) et l’autre par sa qualité (GT a fait moult envieux). Bien sur, à l’époque où il est sorti, cet album a du être abordée d’une manière bien différente, enthousiasmant pour les uns (Bowie reprend enfin les manettes et s’éloigne des sentiers commerciaux), décevant pour les autres (sûrement une majorité, si on regarde les ventes). Mais aujourd’hui, il est frappant de constater le coté hybride de Black Tie White Noise : coté Black (c’est le cas de le dire), la basse groovy et les putains de solos de saxo qui ont fait la gloire des albums eighties de Bowie (le morceau « Black Tie White Noise » n’a d’ailleurs pas de quoi pavoiser devant ses immondes prédécesseurs éponymes). Coté White, les rythmes électros, la guitare de Reeves Gabrels, et la voix qui préfigurent ce qu’on trouvera plus tard sur Outside (« You’ve been Around », par exemple, ressemble étrangement au futur « I’m Deranged »). Ni emballé ni dégoûté, l’auditeur d’aujourd’hui aura peine à s’intéresser à cet album en demi teinte. Pour ma part, goûtant peu au saxo qu’il soit soul ou free jazz, il n’y aura bien que l’ambiance prenante du très bon « Nite Flights » pour me faire redresser l’oreille. En fait, c’est comme si chaque titre contenait le meilleur comme le pire de Bowie, dans un mélange inextricable (par exemple, autant j’aime le chant de « Don’t Let me down & down », autant j’en déteste les claviers et les chœurs). Mélange inextricable, et donc impossible à juger… m’étonnerai que Guic the Old (qui en plus, et c’est un scoop BL ici livré, n’est pas Old du tout…) ait un avis plus tranché…

 

 

Pin Ups (1973) - Pop Hits 07/09/2009

Alors au sommet de sa gloire, Bowie enregistre un album de reprises, éprouvant peut être le besoin de se détendre un peu. Un des  intérêts de Pin Ups est de présenter à un jeunot comme moi qui l’a découvert bien longtemps après quels sont les artistes qui ont pu l’influencer, ou au moins l’impressionner. Un album de reprises peut être jugé selon deux critères : en premier lieu l’originalité de la reprise, la manière dont le musicien s’approprie la chanson d’un autre. Dans un second temps la qualité intrinsèque de la reprise : en clair il faut éviter le ridicule et produire quelque chose qui est à la hauteur de la chanson initiale. Réussir sur les deux tableaux n’est pas évident, c’est pourquoi beaucoup de reprises, et à fortiori d’albums de reprises, sont ratées. Pour Pin Ups, me voilà bien embêté car je connais très peu des chansons originales. Je peux cependant juger les deux titres des Who que je connais bien : sur « I can’t Explain », c’est le deuxième critère qui est foiré, Bowie proposant une version sous LSD du titre, complètement ralenti et en plus agrémenté de (vade retro) saxophone. Pour « Anyway, Anyhow, Anywhere », c’est le premier critère qui manque à l’appel, la reprise proposée étant sommes toutes assez proche de l’originale, et de ce fait souffrant terriblement la comparaison avec la version du gang de Pete. Voilà qui ne présage rien de bon, d’autant que « Shapes of Things » et « Friday on my Mind » me semble assez massacrées, d’après les souvenirs lointains que j’ai des originaux. Pour le reste, je ne peux donner qu’un avis général sur Pin Ups : Très plaisant sur son premier tiers (avec un bel enchaînement « Rosalyn » / « Here comes the Night » et un traitement du rock n’ roll « I wish you would » qui m’a semblé assez moderne pour l’époque), plutôt ennuyeux sur son deuxième tiers, et relativement sympathique sur la fin. En bref un album écoutable mais complètement dispensable, surtout par rapport aux autres albums de Bowie sortis à cette époque.

En fait, ce qu’il faudrait pour en avoir le cœur net, c’est l’avis d’un vieux de la vieille, qui maîtrise ses classiques sur le bout des doigts, et qui écumait les bars Londoniens quand Bowie buvait encore du lait : si on allait demander à l’ami Christophe, grand amateur de Pin Ups (et là je parle pas de l’album de Bowie) ?

 

 

Never Let Me Down (1987) - Home At Last 07/09/2009

J’avoue que le rouge de la honte m’est monté au front lorsque je découvrais que j’avais dérangé Grisé, qui ne demandais rien à personne et écoutait peinard sa collection de vinyles d’Alice Cooper, pour lui imposer de rédiger un article sur Never Let Me Down. Car nous parlons d’un album atroce pour tout fan de Bowie (et à fortiori pour les autres), aussi moche que sa ridicule pochette le laisse suggérer. De ce magma sonore informe de claviers, batterie électronique, saxo (avec réverb !) et chœurs tout pourris, en concurrence avec les pires productions des années 80 pour en être le détestable symbole, on ne saurait sauver une seule composition. De manière probablement unique, même la voix de Bowie est à l’unisson de cette catastrophe, mièvre et nasillarde, comme en atteste « Never Let Me Down ».  Lorsque Grisé me disait en commentaires qu’à l’idée de réécouter Never Let Me Down il en avait la nausée, je pensais qu’il y allait quand même un peu fort. Mais à l’écoute de « Shining Star (Makin’ my Love) », je reconnais que ça n’allait pas très fort pour moi. On peut dire en tout cas que Bowie ne manquait pas d’humour pour intituler une de ces purges « Zeroes » et une autre « ’87 and Cry ». Sur qu’il y a de quoi pleurer, surtout quand on sait que le moins pire extrait de l’album est le final « Bang Bang », composé par Iggy Pop. A partir de là, il n’y a plus grand-chose à rajouter…

Homme de goût, Grisé a probablement lui aussi détruit cette bouse. Reste à voir de quelle manière…

 

 

 Tonight (1984) - Arbobo 07/09/2009

Lorsque je découvrais l’album sur lequel était tombé Arbobo, je fus un peu gêné. Parce que bon, être un des premiers volontaires du DBBT09  et se farcir ce qui était dans mon souvenir son pire album, c’est quand même pas de chance ! Et franchement, en le réécoutant aujourd’hui, rien de nouveau. Quand les premiers noms qui viennent à l’esprit sont Montagné et Balavoine, c’est quand même mauvais signe… Il faut dire que l’introductif « Loving the Alien » est assez gratiné, avec ses claviers et sa basse impersonnelle en avant, il fleure bon la variétoche des eighties… Reste la voix de Bowie, car sinon, ce ne sera que chœurs dégoulinants, dance de mauvais goût et le plus catastrophique des éléments de la musique de cette époque, le solo de saxo ! Bowie s’essaye même au reggae sur deux titres, « Don’t Look Down » et « Tonight »… le pire étant que ce dernier est plutôt sympa, c’est en tout cas le seul titre que je sauverai de l’album. Quelle misère ! Heureusement que Arbobo n’est pas un débutant, voyons comment il s’en est tiré…

 

 

Let’s Dance (1983) - Le Golb 07/09/2009

 Let’s Dance est resté dans l’imaginaire comme le symbole de la pire époque de Bowie, et ce pour deux raisons : c’est le premier faux pas de l’artiste après une série assez exceptionnelle, et ce fut un carton commercial. Il serait injuste cependant de le considérer comme le plus mauvais album que David Bowie ait produit, surtout si l’on écoute ses successeurs. Let’s Dance atteint son but, tout indiqué dans son titre, sur la plupart des morceaux. Tout occupé à gigoter dans son costard fluo et à se frotter à ses contemporains en sueur dans des boites de nuit kitsch, l’auditeur se réveillera cependant quelques années après pour constater que Let’s Dance, c’est quand même le degré zéro de l’émotion. Passons sur le rythme technoïde de « Let’s Dance », qui connut plus tard de meilleures versions que ce dub cocainé de 8 mn, pour nous intéresser aux deux autres morceaux qu’on n’aura pas oublié dès la fin du disque. « China Girl », dont le seul intérêt selon moi est d’avoir probablement sauvé la vie d’Iggy Pop, et « Criminal World », doté d’un excellent riff de basse (une reprise, soit dit en passant).  Et puisqu’on parle de riff de basse et de collaboration avec d’autres stars, impossible de ne pas évoquer « Under Pressure », qui n’est pas sur l’album original mais est sorti à cette époque. Sans aucun doute le sommet de la carrière de Queen, et de celle du Bowie des eighties…  

Hey venez, il parait que Thom  a sorti la boule à facettes !

  

Bon courage! Lorsque votre article sera prêt, faites le savoir au Tour Manager

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pour une diffusion simultanée.

N’oubliez pas de désigner en fin d’article, le prochain lieu de concert de David…

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LET'S GO !  (DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009) posté le dimanche 30 août 2009 21:14

J’ai le plaisir de vous annoncer le début du

 

DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009

 

Les premiers blogs sont tombés, David passera d’abord chez :

 

Guic the Old pour Black Tie White Noise (1993)

Arbobo pour Tonight (1984)

Thom pour Let’s Dance (1983)

Doc pour Low (1977)

Grisé pour Never Let Me Down (1987)

Christophe pour Pin Ups (1973)

 

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Come On Join the  (DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009) posté le vendredi 28 août 2009 16:00

Rares sont les artistes que j’apprécie particulièrement à ne pas avoir encore été présentés sur ce blog. Parmi eux, un absent de taille, David Bowie. La découverte se fit avec Ziggy Stardust, l’accroche avec Outside, à tel point que je me lançais dans l’écoute de l’intégralité de ses disques là où celles de Bob Dylan ou Neil Young me paraissent toujours insurmontables. Attention, je ne suis pas véritablement un fan de Bowie, je n’ai pas tout ses albums (loin de là), ne connais pas les moindres détails de sa vie, et ne collectionne rien d’estampillé db. Mais j’ai une sincère admiration à la fois pour l’artiste, dont les albums sont tantôt incarnation tantôt reflet de la musique de leur époque, et pour l’homme, un des rares à pouvoir illustrer selon moi le terme de rock star (réflexion qui me vint lors de l’excellent concert Lyonnais de la tournée Reality, semblant si instinctif alors qu’il était évidemment millimétré, et d’un interview de Guillaume Durand (surpréparé) décontenancé devant Bowie, décontracté comme seuls ceux qui ont déjà tout vécu peuvent l’être).

Bref David Bowie était l’artiste idéal pour relancer ma rubrique discographie en stand by depuis un moment. Il aurait été dommage avec un chanteur aussi connu et apprécié, de chroniquer son œuvre en solo, c’est pourquoi j’ai décidé de vous faire participer, chers amis blogueurs, au premier Musical Game lancé sur Blinking Lights, j’ai nommé le

DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009    

Voici les règles de ce jeu/tag qui viendra animer la rentrée bloguesque après un été, il faut bien le dire, assez calme.

 

LE PRINCIPE

Chaque album du Thin White Duke sera  chroniqué par un blogueur, son article étant mis en lien (accompagné de quelques lignes de ma plume) sur une feuille résumée évolutive publiée sur Blinking Lights. En fin de jeu nous devrions donc avoir un bel article comportant 28 avis rapides de ma part et autant de liens vers les blogs participants. Le chiffre 28 correspond aux 24 albums de David Bowie additionnés des 2 albums de Tin Machine, d’un article sur un Live et d’un article Bonus.

L’heureux participant va choisir une image parmi les 28 du Bowiescope ci-dessus, et l’indiquer en commentaire. Sous chaque case se cache un album de Bowie : vous l’aurez compris, c’est bien le hasard qui va déterminer  quel album vous chroniquerez. A chaque étape du David Bowie Blog Tour 2009, les images choisies dévoilerons leur secret, après ce sera à vous de jouer.

Si par hasard vous avez déjà une ou plusieurs chroniques de Bowie sur votre blog, il suffit d’indiquer les albums chroniqués avec l’image choisie, un retirage sera possible pour éviter une redite (attention, pas de tricherie, les blogs seront contrôlés par M. Larnac, huissier assermenté…)

 

LES PARTICIPANTS

Pour participer, il suffit de posséder un blog et d’apprécier David Bowie.

Je désignerai d’ici quelques jours quatre bloggueurs pour lancer les premières dates de la tournée. Ils auront alors un mois pour faire leur chronique, lorsque celle-ci sera publiée ils désigneront chacun un blog pour recevoir le DBBT09, en s’assurant bien sur que ledit blogueur est susceptible d’être intéressé.

D’autre part, les volontaires sont les bienvenus et peuvent se manifester en commentaire du DBBT09, et le manager de la tournée (moi-même) pourra relancer quelques dates si celle-ci s’essouffle.

Enfin, le nouveau décret du Bloguissime stipule que quiconque se retrouve affublé d’un tag dont il n’a que faire dispose d’un Joker. Dans le cas où un bloggueur choisi pour le DBBT09 refuse cet honneur, il se devra de répondre par un Fuck Ya ! Mothafucka ! tag en l’illustrant de la dernière image du Bowiescope (et sera bien sur discrédité sur 15 générations pour un tel affront à notre David bien aimé).

 

 LES CHRONIQUES

Les plus appréciées restent les chroniques traditionnelles, cependant en cas de manque de temps, d’inspiration ou de talent pour cet exercice, tout type de chronique est valide du moment qu’elle présente un minimum de travail personnel et d’explications. Un participant malheureux tombant sur un mauvais album de Bowie (il y en a !) pourra se fendre d’un article dans le style Top of the Flops (c Le Golb), d’autres pourrons classer les titres par ordre de préférence, se concentrer sur un seul titre ou décrire des souvenirs personnels liés à l’album etc… Le DBBT09 n’en sera que plus varié…

 

LES BONUS

Le participant tombant sur la case caméléon pourra chroniquer l’album de son choix, déjà fait ou non, officiel ou bootleg, live ou inédit, DVD ou bouquin, ce qu’il veut sur David Bowie !

Le participant tombant sur la case David Live pourra chroniquer n’importe quel live de Bowie (officiel ou non), ou faire une review d’un de ses concerts auquel il a assisté…

 

Chers bloggueurs, vous pouvez d’ores et déjà vous exprimer dans les commentaires, en attendant le lancement officiel du DAVID BOWIE BLOG TOUR 2009 d’ici une petite semaine.

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